Manger…

Manger n’est pas un acte banal. Loin de là. Lorsque nous mangeons, nous incorporons des aliments à notre corps, des aliments étrangers. Cela exige un lien de confiance envers toute la chaîne de production d’un aliment! Je veux être certain que ce que je mange ne nuira pas à ma santé, voir à ma vie.

Nous incorporons également les aliments d’un point de vue symbolique. Ce que vous mangez peut en dire long sur votre personne, sur vos valeurs, sur votre mode de vie. Si mes valeurs sont de manger bio, je veux être certain que ce que je mange est bio. Ici encore, la confiance est essentielle à tous les niveaux. Si je suis végétarien et que j’apprends qu’on m’a fait manger de la viande, je serai plus qu’outré. On m’aura alors attaqué dans ce que j’ai de plus personnel et de plus intime.

Manger prend également une grande place dans plusieurs spiritualités. Combien de doctrines suggèrent (voir obligent) la privation de nourriture pour purifier son corps et son esprit? Combien de mets sont interdits par telle ou telle croyance?

En faits, selon plusieurs auteurs, manger répond à un ensemble de normes, qui changent d’une société à l’autre, d’une classe sociale à l’autre. Ce qui est « authentique » ici sera considéré « exotique » là-bas, et vice-versa. Ce qui est considéré un met de luxe pour certains sera considéré comme un aliment banal par d’autres. Certaines normes ne sont pas fixes, elles changent dans le temps. Ainsi, il fût un temps où ici, au Québec, il était impensable de manger du poisson cru. Aujourd’hui, les restaurants de sushis se multiplient. La société évolue, et les goûts changent. Il y a même des auteurs qui ont analysé l’évolution des livres de recette québécois pour tenter de mieux comprendre les changements qui ont eu lieu dans notre société dans les dernières années.

Une société donnée a des normes alimentaires, et l’ensemble de la chaîne de production cherche à y répondre. Quelle est la taille réelle de cette chaîne de production? Sur combien de personnes repose l’alimentation de l’humanité? Envers combien de personnes est-ce que je dois être reconnaissant pour avoir ce copieux repas devant moi, en ce moment? Ce que je mange repose sur un savoir millénaire, transmis de génération en génération, et qui évolue constamment.

Manger n’est pas un acte banal, loin de là…

 

Références :

Masson, E. (2011). Représentations de l’alimentation : Crise de la confiance et crises alimentaires. Bulletin de psychologie. 514(4), pp. 37-48

Charles-Édouard de Suremain et Philippe Chaudat, « Des normes à boire et à manger », Journal des anthropologues [En ligne], 106-107 | 2006, mis en ligne le 01 décembre 2007, consulté le 26 avril 2015. URL : http://jda.revues.org/1228

Coulombe, C. (2005). Entre l’art et la science : la littérature culinaire et la transformation des habitudes alimentaires au Québec. RHAF, 58(4). pp. 507-533

Nature Highland

Rencontre à Matane avec le producteur Nature Highland : huile vierge de caméline, huile de Colza du terroir.

Initialement éleveur de bovins Highland, l’entreprise familiale, se consacre désormais à la culture végétale biologique. Dans ce vidéo, vous pourrez en apprendre plus sur la Caméline, une plante très riche en Oméga3.

La chute des géants

Les fermetures récentes de géants du commerce de détail m’amènent à me questionner sur l’avenir du commerce traditionnel. Surtout, qu’est-ce qui fait que des géants établis depuis des années s’effondrent?

Il faut comprendre que la popularité montante du commerce électronique vient brouiller les cartes du commerce de détail traditionnel depuis quelques années déjà. Il est maintenant possible de magasiner avant même de se rendre dans un magasin; il est effectivement très simple de comparer les produits de différentes marques et de différents magasins à son rythme, sans subir la pression d’un vendeur. Les entreprises essayent de s’adapter à cette nouvelle réalité du marché en développant le commerce électronique.

Mais le commerce de détail, qu’il soit en ligne ou traditionnel, va devoir s’adapter à une nouvelle réalité dans les prochaines années. C’est que les consommateurs québécois sont de plus en plus à la recherche de produits artisanaux et locaux. Par exemple, il y a près de chez moi une petite boucherie artisanale. Les propriétaires ont leur propre terre, sur laquelle ils élèvent leur bétail en fonction de leurs valeurs (animaux en liberté, réduction des antibiotiques, alimentation naturelle, etc.). Oui, la viande coûte plus cher qu’à l’épicerie, mais le goût est unique (et imbattable!), et la qualité de leurs produits vaut chaque sous dépensé! Il y a aussi le service qui est particulier; les personnes qui y travaillent le font parce qu’elles sont passionnées par la boucherie. Elles aiment leur travail, et ça transparaît dans un service personnalisé et impeccable à chaque fois.

Les consommateurs québécois ont un attrait de plus en plus marqué pour tout ce qui est petit et artisanal. Les microbrasseries abondent, les brûleries de café de quartier sont toujours bondées, les boulangeries et pâtisseries artisanales se multiplient. Les grosses entreprises peuvent faire compétition à ces artisans par les prix, mais elles ne peuvent pas reproduire la qualité des produits, la qualité du service reçu, et la passion des employés pour leur travail.

Voilà pourquoi les québécois continueront, j’en suis persuadé, à se tourner vers les petites entreprises locales, au détriment des magasins de masse.

Et vous? Qu’est-ce qui vous motive à acheter auprès de petites boutiques locales?

L’eau d’érable

Collaboration spéciale de Cassandra C., rédactrice en chef du blogue La Boufferie.

 

Depuis que j’ai découvert l’eau d’érable, j’en ai presque toujours une cruche dans mon frigo. Cette eau offre une finale sucrée très subtile qui lui permet de remplacer l’eau régulière de temps en temps pour ajouter un petit brin de folie. Pendant ma grossesse, c’était un de mes breuvages de prédilection.

 

maple 3

 

L’eau d’érable est le genre de produits qui se prête à toutes sortes d’utilisations. Comme je l’ai dit, elle se boit seule, mais elle peut aussi être utilisée pour créer des cocktails alcoolisés ou non très intéressants. Je vous en propose justement une recette sur mon blogue.

 

cocktail

 

Il est également possible de l’utiliser pour cuisiner. Elle peut remplacer l’eau régulière lors de la cuisson du riz ou du quinoa. Elle peut également être utilisée dans la confection de sauces ou pour pocher des crevettes, du saumon ou du poulet.

Aussi, bien que son goût soit peu sucré, elle est très nutritive et peut remplacer le Powerade ou autres boissons du genre que boivent les sportifs. Personnellement, c’est ce que j’ai bu tout au long de mon accouchement pour conserver un bon niveau d’énergie.

Bref, l’eau d’érable est un produit bien de chez nous que j’adore. Il fait bon en avoir dans sa cuisine parce qu’elle apporte une touche d’originalité en plus d’offrir une tonne de possibilités variées.

Les épices d’Origina

Collaboration spéciale de Cassandra C., rédactrice en chef du blogue La Boufferie.

 

L’an dernier, au cours d’un salon de dégustation de produits d’ici, j’ai découvert les épices d’Origina. J’ai tout de suite adoré l’idée que ces épices proviennent de nos forêts boréales. J’ai muni mon garde-manger d’un petit pot de fleurs à miel ainsi que d’un de poudre de thé des bois.

 

Origina 02

 

Pour ce qui est du premier, je l’utilise plus rarement. J’en agrémente mes yaourts natures, mes biscuits sablés ou certaines de mes pâtisseries. Quant au deuxième, la poudre de thé des bois, je le mélange à du sel et du poivre afin d’assaisonner mes filets de saumon. Le résultat est délicieux et le goût du thé, bien que très subtile, apporte un petit quelque chose d’intéressant au repas.

 

Origina 01

 

Bref, cette collection de produits est une belle découverte pour moi. Mon copain étant amateur de poivres, j’ai bien l’intention d’essayer le poivre des dunes prochainement et je me laisserai sûrement tenter par un pot de pétales de roses qui pourrait faire de très bons sirops pour les cocktails.

Le devoir 15 mars 2015

Mention de Le Devoir du 15 mars 2015.

14-mars-2015-LeDevoir-TerroirsQc

Aidez-nous à obtenir un permis pour vendre de l’alcool des terroirs

safe_image

Nous vous invitons à signer, puis à partager, une pétition que nous avons déposé sur le site de l’Assemblée Nationale, avec l’aide de notre député, Alain Therrien.

Nous pensons qu’en 2015, une épicerie en ligne comme la nôtre devrait être autorisée à posséder un permis d’épicerie pour vendre des alcools des terroirs sur le web. Hors ce n’est pas le cas.

Notre pétition réclame donc simplement le droit d’obtenir un permis d’alcool pour épicerie. Cela ne remet nullement en cause le monopole de la SAQ, et n’apporte aucun risque pour les mineurs car nous sommes en mesure de livrer uniquement à des acheteurs de plus de 18 ans.

Alors, signez là !

 

 

 

Tullochgorum farm, spécialiste du popcorn !

C’est la passion pour le popcorn qui a poussé Loraine et Steve Lalonde à en produire sur leur ferme certifiée biologique en 1997. Après des années d’expérimentation sur différentes variétés et différentes techniques de production, ils sont arrivés avec leur « Tullochgorum Blues« , un produit qui a conquis les amateurs de popcorn.
Selon leurs connaissances du milieu, ils sont les seuls au Canada à produire commercialement du popcorn bleu certifié biologique.