Défi manger local : quelques recettes

Voici quelques unes de mes recettes favorites essayées durant mon défi :

J’aime beaucoup manger des pâtes. Les pâtes offrent tellement de possibilités de recettes et de plats. J’ai eu de la difficulté à identifier des pâtes québécoises en épicerie. J’ai donc décidé de remplacer mes pâtes par des gnocchis faits maison. Les gnocchis sont un type de pâtes faites à base de pommes de terre. Il est non seulement très facile de faire des gnocchis soi-même, mais il est également facile de trouver tous les ingrédients en provenance du Québec.

Voici une recette de Ricardo pour faire ses gnocchis :

Gnocchi

  • 3 pommes de terre Russet, lavées
  • 1 oeuf, légèrement battu
  • 180 ml (¾ tasse) de farine tout usage non blanchie
  • Sel et poivre

Comme mentionné dans mes articles, il est très facile de trouver de la viande de producteurs québécois en épicerie, et ce, à longueur d’année. J’ai donc profité du beau temps pour faire de la viande sur le barbecue.

J’adore manger de la nourriture typique d’ailleurs. J’ai voulu voir s’il était possible de le faire avec des produits du Québec. Évidemment, il est difficile pour la majorité des plats typiques d’ailleurs, puisque les épices ne sont poussent pas au Québec. Toutefois, j’ai pu me faire une marinade Shish Taouk maison avec des produits majoritairement d’ici! J’ai ensuite accompagné mon poulet Shish Taouk de Tzatziki maison.

Voici deux recettes de Ricardo qui peuvent être cuisinées uniquement (ou presque) avec des produits québécois :

Marinade Shish Taouk

  • 250 ml (1 tasse) de yogourt nature (de type Méditerranée)
  • 4 à 5 gousses d’ail, hachées finement
  • Le jus d’un citron
  • Sel et poivre

Tzatziki

  • 250 ml (1 tasse) de concombre anglais, pelé et coupé en dés
  • 1 gousse d’ail, hachée finement
  • 30 ml (2 c. à soupe) de menthe fraîche, hachée
  • 250 ml (1 tasse) de yogourt nature épais
  • Sel et poivre

Finalement, tout plat s’accompagne toujours bien d’une salade. Comme il est facile de trouver des légumes cultivés au Québec durant l’été, j’en ai profité pour me faire régulièrement des salades aux légumes du jardin. J’ai également fait des salades avec des petits fruits et des fruits séchés. Ces salades s’accompagnent très bien d’une vinaigrette fruitée à base de confiture. Voici la recette :

Vinaigrette fruitée à base de confiture

  • 1 c. à table de n’importe quelle confiture de fruits du Québec
  • 1 c. à table d’eau
  • 1 c. à table de vinaigre

Défi manger local : s’adapter du mieux qu’on le peut

Au début du défi, je tenais à respecter les « règles » à 100%, c’est-à-dire manger uniquement des aliments qui proviennent du Québec. Cela excluait donc tous les aliments fabriqués au Québec qui contiennent des ingrédients de l’extérieur. Honnêtement, j’ai trouvé cela extrêmement difficile. Beaucoup d’aliments usuels que l’on utilise pour cuisiner viennent d’ailleurs. Par exemple le sel, le poivre, l’huile d’olive et plusieurs autres. J’ai réalisé que si le commun des mortels veut faire ce défi, il ne faut pas devenir fou avec les restrictions. Je crois que l’important est de faire l’effort de consommer local pour la majorité des produits. J’ai donc adapté mes règlements pour la seconde semaine du défi.

Moment confession : J’ai dû tricher.

  • Comme il est difficile de trouver certains aliments de base en provenance du Québec, j’ai triché pour quelques items comme : le sel, le poivre, l’huile d’olive, jus de citron et quelques autres.
  • J’ai aussi dû tricher à quelques reprises quand je suis allée au restaurant, ainsi que lorsque j’ai été invitée chez des gens pour souper. Il est un peu difficile de trouver un repas 100% québécois au restaurant et plutôt gênant d’imposer à mes amis de cuisiner un repas selon mes choix.
  • Finalement j’ai triché pour le café. En effet, aucun grain de café ne provient du Québec. Il faut donc soi mettre le café de côté au profit de thé québécois, soi faire un compromis et encourager les torréfacteurs locaux, qui eux sont très nombreux. J’ai opté pour la seconde option puisque 1) j’aime trop le café pour le laisser tomber et 2) j’effectue en ce moment des recherches sur le café et je ne pouvais pas me permettre de les arrêter.

Je ne doute pas qu’il est possible de manger uniquement des produits locaux, mais ça demande certainement un minimum d’effort jusqu’à ce qu’on en développe l’habitude et quelques compromis.

 

Défi manger local : par où commencer?

La première chose qui m’est venue en tête avant même de commencer le défi est : « Où vais-je bien pouvoir trouver tous les aliments du Québec dont j’ai besoin? ». J’ai la chance d’habiter à proximité de Montréal et donc d’avoir une énorme sélection de marchés d’alimentation. J’ai choisi de d’abord faire un tour au Marché Jean-Talon dans le but de faire le plein de fruits et légumes. Au marché Jean-Talon, le choix de produits et de kiosques est plutôt impressionnant. Néanmoins, il n’avait pas une immense variété de produits québécois, l’été débutant à peine. Le gros avantage du marché Jean-Talon est que la majorité des marchants indiquent sur des affichettes les produits qui proviennent du Québec. Cela a nettement simplifié et accéléré mes courses.

Au marché Jean-Talon j’ai acheté des carottes, de l’ail biologique, des oignons, des asperges, des pommes, des tomates et des pommes de terre. Malheureusement, les fruits n’étaient pas tout à fait en saison encore. Les pommes étaient donc ma seule option pour le moment.

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Je me suis ensuite dirigée au supermarché. L’épicerie que j’y ai faite a dû être la plus longue de ma vie. J’ai déambulé dans les rangées en m’arrêtant à chaque quelques pas afin de lire des étiquettes. Il s’avère que trouver des produits québécois à l’épicerie demande beaucoup de travail. Certains produits québécois, comme la viande, sont toutefois bien indiqués.

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Les produits laitiers ont également été faciles à trouver, puisque le Québec est maître en production laitière. Les fromages québécois abondent, les oeufs et le lait sont respectivement récoltés et transformés sur notre territoire.

À l’épicerie j’ai acheté du yogourt, du fromage, du pain St-Méthode (fabriqué au Québec avec seulement des grains venant du Québec), un filet de Doré, des cubes de veau, des saucisses faites au Québec, de la mâche, des oeufs, du jus de pommes, du tofu fabriqué au Québec.

J’ai aussi utilisé quelques ingrédients et aliments québécois que j’avais déjà à la maison, comme des légumes supplémentaires, de la farine, des épices et herbes fraîches, du poulet et de la confiture.

Au final, mon épicerie de produits québécois ne m’a pas coûté beaucoup plus cher qu’une épicerie régulière. Lorsque je cuisine uniquement pour moi, une épicerie hebdomadaire me coûte entre 40 et 50$. Cette épicerie m’a coûté dans les environs de 50$ en excluant les produits de base tel que le sucre et la farine. Avec quelques aliments de moins pour mon argent, j’ai gaspillé beaucoup moins qu’à l’habitude. Je me suis même amusée à trouver des recettes pour réutiliser les mêmes produits de plusieurs façons.

Lisez mes premières impressions de ma première semaine et mes idées recettes dans le prochain article!

Mon défi manger local

Je suis récemment tombée sur un article de la presse datant de l’automne dernier qui racontait l’expérience de Simon Beaubien, un nouvel habitant des Iles-de-la-Madeleine. Ce jeune chargé de projet en agrotourisme et tourisme gourmand a relevé le défi de manger uniquement des produits locaux ou transformés localement pendant un mois complet.

Son verdict : il disait avoir bien mangé et avoir évité beaucoup de gaspillage d’aliments. Il n’a pas calculé son budget, mais disait avoir l’impression d’avoir économisé.

Alors que manger local est fortement encouragé et même simplifié, grâce à l’arrivée de paniers d’aliments locaux et biologiques depuis quelques années déjà, un grand nombre de gens semblent toujours hésitants à adopter de telles habitudes.

Certes, consommer uniquement des produits locaux demande plus de travail que de simplement acheter des produits chez un grand détaillant sans se soucier de leur provenance.  Il est vrai qu’au Québec, la température hivernale ne permet pas de cultiver une grande variété de produits à l’année longue, l’offre de produits peut donc être restreinte par moments. Toutefois, quelques producteurs commencent à cultiver à l’année longue dans des serres afin d’offrir un éventail de produits Québécois aux consommateurs.

On peut assumer qu’il a été plus simple pour Simon Beaubien de manger local vu sa formation en agrotourisme et tourisme gourmand. Il a du être plus facile pour lui de trouver quoi cuisiner avec les produits disponibles.

La question que je me pose est la suivante : serait-il difficile pour une famille Québécoise de changer ses habitudes alimentaires?

J’ai décidé de moi-même relever le défi. Je tenterai de manger uniquement des produits locaux pour les deux prochaines semaines. J’étudie à temps plein, je travaille, je fais du sport à un niveau compétitif. Bref, j’ai une vie chargée, tout comme le commun des mortels. Ainsi, mon expérience sera réellement celle d’une personne ordinaire : occupée et n’ayant qu’un minimum de connaissances en cuisine. Je vous informerai du déroulement de l’expérience, vous partagerai la liste des produits que j’ai acheté et consommé, et vous partagerai mes idées recettes.

Suivez-moi dans cette aventure!

Gastronomika Balado, mai 2016

Nous vous invitons à découvrir un nouvel épisode de la balado Gastronomika.

Au menu :

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode. Vous pouvez aussi vous abonner directement dans Itunes pour les utilisateurs Apple.

Nous embauchons – temps partiel

Dans le cadre de notre développement, nous ouvrons un poste junior à temps partiel, dans nos bureaux du Vieux-Longueuil, à raison de 10 heures par semaine. Nous sommes très flexibles dans les horaires et dans la gestion de votre temps.

Si vous souhaitez nous accompagner dans notre défi de vente en ligne et de promotion des produits des terroirs québécois, c’est votre chance !

Votre travail sera tout sauf ennuyeux et répétitif. Voici une liste des tâches que vous devrez accomplir.

  • Participation à la gestion des réseaux sociaux (pinterest, facebook, twitter)
  • Relation avec les artisans (nouveaux produits, photos, contacts)
  • Rédaction pour le blog
  • Préparation et stratégie infolettre
  • Relation avec la presse
  • Stratégie marketing en ligne
  • Analyse des données du site avec Google Analytics
  • Dégustation de produits, tests, rédaction de fiches produits

Vous pouvez nous écrire à contact@terroirsquebec[com]

Nouvelle version de notre livre blanc

En 2014, nous avons publié un livre blanc sur la problématique entourant la vente d’alcool des terroirs québécois.

Nous avons eu plusieurs centaines de téléchargement depuis cette date.

En décembre, le gouvernement a déposé le projet de loi 88, Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales. Cette loi va permettre, entre autre, aux épiceries de vendre des vins du Québec. Elle ne permet pas aux épiceries virtuelles, comme la nôtre, d’obtenir un permis d’épicerie. Elle ne permet pas non plus aux producteurs d’alcools de vendre en ligne.

Nous avons donc décidé de mettre à jour notre document et de vous proposer de télécharger toujours gratuitement la dernière version. De nombreuses données ont été actualisées, et nous avons ajouté une section sur la sécurité de vendre en ligne de l’alcool, un aspect qui revenait souvent dans les discussions.

N’hésitez donc pas à partager ce document et aidez nous à faire la promotion des terroirs comme nous le faisons depuis plus de 10 ans maintenant !

Téléchargez dès maintenant la version 2016.

Culiniste : livraison de repas à cuisiner

Après notre test du service de Missfresh, nous avons essayé Culiniste.

Le principe est le même : vous recevez un colis avec toute l’épicerie nécessaire pour cuisiner plusieurs repas. Le colis est portionné pour plusieurs personnes, et les recettes sont fournies et généralement très bien détaillées, pas besoin d’être un grand chef.

À la différence de MissFresh, le Culiniste permet de commander vos repas avec un délai inférieur à une semaine. Les offres sont pour 3 ou 4 repas par semaine (jusqu’à 5 avec Missfresh), à partir de 59$, taxes et livraison incluses, pour deux personnes.

Avec Culiniste, les produits sont emballés par recette directement dans le colis, c’est donc plus simple lors de la préparation. Nous avons beaucoup aimé les recettes de la semaine. Le service utilise aussi des produits locaux, comme par exemple la recette avec les épices de Joe Beef.

Les Plus :

  • Des produits frais, portionnés et triés par recette
  • Des belles fiches recettes
  • Possibilité de commander moins d’une semaine à l’avance

Les Moins :

  • Maximum 4 repas/semaine
  • Choix pour 2 ou 4 portions uniquement

 

Faire son fromage avec U-main

2015-10-31 15.09.04Avant les fêtes, j’ai reçu un kit de fromage U-main. Ce kit permet de faire soi-même son fromage à la maison avec des recettes simples.

Le kit 4 fromages (Mozzarella, Ricotta animale et végétale, Paneer et Queso Blanco) permet de produire jusqu’à 16 kilos de fromage (450g – 550g par fois) !

Au final, avec ce kit, c’est très facile de créer de délicieux fromages en peu de temps. J’ai testé la ricotta en différentes formes (fraiche ou vieillie) et cela a permet de cuisiner de délicieuses lasagnes fraiches ou de la déguster sur du pain maison. D’ailleurs, le site fournit des recettes pour utiliser le petit lait (le liquide qui reste après avoir fait son fromage), dont un délicieux pain maison.

Mais mon préféré reste la mozzarella qui était délicieuse. J’ai déjà hâte d’en refaire pendant l’été pour la manger avec des tomates fraiches du jardin et du basilic.

2015-11-03 12.06.11Lorsque j’ai fait goûté mon fromage autour de moi, le résultat a toujours été le même : de nouveaux adeptes qui ont aussitôt commandé un kit pour essayer.

Avec la nouvelle année, U-Main offre aussi maintenant un kit pour faire son propre fromage en grain.

Je vous invite donc à essayer de faire votre propre fromage à la maison en quelques étapes simples.

Le chaga, pour une alimentation de qualité

Le chaga est un champignon connu depuis longtemps pour ses propriétés nutritionnelles hors du commun. Les Sibériens lui ont d’ailleurs attribué le sympathique surnom de « Champignon de l’Immortalité »!

Le chaga est avant tout un champignon qui parasite les arbres des forêts nordiques. Sa « victime » favorite est le bouleau. Il semblerait que le chaga absorbe les nutriments contenus dans l’arbre pour lui permettre de survivre aux rigueurs de l’hiver. C’est ce qui explique qu’il soit l’un des champignons les plus riches en nutriments au monde.

Le chaga

Le chaga. Source : www.kredls.com

Le chaga doit être cueilli avec beaucoup de soins et de précision, d’une part pour lui permettre de continuer à pousser, d’autre part pour éviter de blesser, voir tuer l’arbre. Une fois cueilli, il est généralement séché et mis en poudre, mais il se retrouve également en morceaux séchés. Il pourra être consommé sous forme de tisane. Vous pouvez encore en faire une décoction qui pourra être utilisée dans toutes vos recettes. La même chose est vraie si vous l’avez en poudre. Une petite pincée dans votre recette, et le tour est joué.

D’un point de vue nutritionnel, comme mentionné plus tôt, le chaga apparaît aux yeux de plusieurs comme étant la panacée des superaliments. Il possède effectivement de grandes doses de nutriments, de minéraux et d’antioxydants. On y retrouve principalement des vitamines B, des flavonoïdes (des antioxydants présents dans les fruits et légumes), ainsi que divers minéraux et enzymes bénéfiques. Il s’agit également d’une source de choix pour l’acide pantothénique, une vitamine nécessaire à une absorption adéquate des minéraux et nutriments par l’organisme.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut se mettre à consommer que du chaga? Non, évidemment. Comme le rappelle le nutritionniste urbain, une alimentation saine est une alimentation variée, composée d’aliments de qualité. Il faut également éviter de limiter sa vision de l’alimentation au contenu nutritionnel des aliments; les couleurs, textures et, surtout, saveurs des aliments qu’on apprête contribuent au plaisir de manger sainement. Mais il semble que le chaga soit un aliment de choix pour rehausser la qualité de votre alimentation.