Lancement du magazine Caribou

CoverLe magazine Caribou se veut le reflet et le témoin d’une culture culinaire, gastronomique et agroalimentaire québécoise en pleine construction de son identité. Le premier numéro, Les origines, est en kiosque depuis le 15 octobre 2014. C’est le premier magazine Québécois de bouffe, sans aucune recette !

Avec une campagne de sociofinancement sur kickstarter.com, le magazine a réussi à récolter 10 000$ pour l’élaboration de ce premier numéro.

C’est une vraie réussite et les articles permettent de mettre en avant la véritable culture québécoise en matière de produits des terroirs et aussi de mettre en avant de vrais héros culinaires, qui ont décidé de faire les choses autrement !

Si vous ne l’avez pas encore lu, on vous invite à acheter le magazine Caribou. On adore !

Fournée de légumes de terre aux pommes et aux canneberges

Recette

En ce début d’automne, voici une façon originale d’apprêter vos légumes de terre préférés: une fournée de légumes de terre aux pommes et aux canneberges. Cette recette toute simple, nourrissante et réconfortante peut être servie seule, mais est idéale pour accompagner de la volaille en raison du petit goût sucré des pommes et de la canneberge. À essayer avec du canard confit!

Ingrédients : 
Légumes de terre préférés (pommes de terre, navets, carottes, oignons, betteraves, etc.)
Bouillon de bœuf (en fonction de la quantité de légumes)
Romarin (frais autant que possible, au goût)
Bâton de cannelle (ou de la cannelle moulue)

  • Préchauffer le four à 400F
  • Couper les légumes et les mettre dans un plat allant au four
  • Ajouter le bouillon de bœuf, le sirop de pommes. le chutney, le bâton de cannelle et le romarin, puis mélanger.
  • Pour ceux qui ont la dent sucrée, il est possible d’ajouter une lampée de sirop d’érable extra-clair
  • Couvrir et mettre au four.
  • Remuer à l’occasion.
  • À mi-cuisson, goûter pour ajuster les saveurs
  • Cuire jusqu’à ce que les légumes soient tendres.
  • Servir et déguster!

Quels sont les risques associés à la vente d’alcool en ligne?

Un des arguments contre la vente de produits alcoolisés en ligne concerne la santé publique. Pour certains, rendre l’alcool disponible d’un simple clic de souris pourrait inciter certaines personnes à consommer plus.

C’est dans cette optique que Cédric m’a demandé de chercher s’il existe des études sur les conséquences négatives de la vente d’alcool en ligne. Après quelques heures à éplucher les banques d’articles scientifiques de l’Université Laval, j’en suis venu à la conclusion suivante : il n’existe pas plus de risques à vendre de l’alcool en ligne qu’en épicerie, ou qu’au dépanneur du coin.

Les rares études que j’ai trouvées portaient sur la facilité avec laquelle certains mineurs peuvent se procurer des produits alcoolisés en ligne. Les chercheurs pointent deux éléments du doigt. Le premier est le site internet en tant que tel. Généralement, on demande simplement au client de cocher une case pour attester qu’il a l’âge légal pour acheter de l’alcool. On se fie ainsi à la bonne foi des internautes, puisqu’il est impossible de vérifier que personne ne ment sur son âge.

Le deuxième élément problématique est lors de la réception du colis. Les chercheurs ont noté qu’à l’occasion, les livreurs ne vérifient pas l’âge ou l’identité de la personne qui accepte la livraison. Cependant, les entreprises qui se respectent ont mis en place des moyens pour prévenir cela (identification des colis, formation des employés, etc.). Et impossible de savoir si plus de mineurs peuvent obtenir des produits alcoolisés en ligne qu’à l’épicerie.

De toutes façons, la SAQ fait déjà appel aux services de Poste Canada pour faire livrer ses produits qu’elle vend en ligne. Une vérification rigoureuse est effectuée pour être certain que les boissons alcoolisées ne sont pas remises entre les mains de mineurs et jusqu’à maintenant, il ne semble pas y avoir eu de problèmes.

À votre avis, quels pourraient être les autres risques à vendre de l’alcool en ligne?

Compote de chicoutai, la baie de Goji locale

ChicoutaiCette petite baie orangée qui pousse à l’état sauvage mérite d’être mieux connue, intégrée plus souvent dans nos assiettes, comme on le fait d’ailleurs avec celles de Goji venues d’Asie.
VIOLAINE BALLIVY
La Presse 17 septembre 2014

Connaissez vous cette baie acidulée, aussi appelée plaquebière ou chicouté ? La chicoutai est un produit phare, mais méconnu du Québec.

Ses petits fruits sont tous cueillis minutieusement à la main dans leur milieu naturel. Fins et délicats en bouche, leurs parfums délicieux sont également appréciés en cuisine.
Elle est délicieuse en bouche et peut être dégusté dès le matin ! C’est un fruit riche en vitamine C. D’un jaune doré à maturité, elle s’apparente à la framboise et à la mûre. Un petit fruit sauvage au goût acidulé qu’on cueille à partir de la deuxième semaine de juillet.

On retrouve de la plaquebière en abondance dans les tourbières et les forêts marécageuses de la Basse-Côte-Nord qui possèdent un milieu très acide avec une épaisse couche de mousse de sphaigne très peu décomposée.

Plaquebière :
Du vieux français plat-de-bièvre, c’est à dire nourriture du castor.

Chicoutai :
Du montagnais « shekuteu » signifiant qui mûrit avec la chaleur.

Développer les saines habitudes alimentaires chez les enfants

Je discutais récemment avec une amie qui vient d’apprendre qu’elle sera bientôt maman! Comme toute mère qui se respecte, elle souhaite le meilleur pour sa progéniture, et une de ses inquiétudes est que son enfant développe une préférence pour la malbouffe et le fast-food. Heureusement pour elle, j’ai fait un travail sur le sujet l’année dernière; j’ai donc pu lui faire part des grandes lignes de la façon dont les enfants acquièrent de saines habitudes alimentaires (attention : je ne suis pas spécialiste du développement de l’enfant, et je ne connais du sujet que ce que j’en ai lu! Je vous encourage à faire des recherches pour compléter ce que je vous partage).

Il faut savoir qu’à la base, ce sont les parents qui jouent le plus grand rôle dans le développement de la variété des goûts chez l’enfant. Les parents sont des modèles, qu’ils le veuillent ou non. Donc, vaut mieux le vouloir, afin de jouer pleinement ce rôle! Le repas est un moment privilégié entre l’enfant et ses parents : c’est l’occasion pour lui d’assimiler certaines règles sociales et familiales. Il y développe également ses habitude alimentaires par imitation. C’est ainsi qu’à l’âge de deux ans, environ 50% des enfants mangent le même plat principal que leurs parents.

« Mais si mon enfant est difficile? » qu’elle m’a demandé. C’est probablement un fait que certains enfants ont naturellement un caractère difficile au niveau alimentaire; je doute cependant que ce soit le cas de plusieurs d’entre eux. D’ailleurs, dans mes lectures, on faisait souvent mention du fait que plus on présente des aliments tôt dans la vie de l’enfant, plus il y a de chances qu’il y goûte. Grosso modo (l’âge pouvant naturellement varier d’un enfant à l’autre), jusqu’à 2 ans, l’enfant accepte de goûter tout nouvel aliment qui lui est présenté. À partir de deux ans, il faut qu’un nouvel aliment soit présenté entre 5 et 10 fois pour que l’enfant accepte d’y goûter. Passé quatre ans, il faut parfois jusqu’à 20 expositions.

J’ai donc résumé à mon amie la situation de la manière suivante : « Si tu veux augmenter les chances que ton enfant adopte de saines habitudes alimentaires, commence toi-même par adopter les comportements que tu veux voir se développer chez lui. Ensuite, dès qu’il commencera à manger de la nourriture solide, fais-lui découvrir tout pleins d’aliments variés. Pour lui, manger sainement deviendra un réel plaisir, et normalement, il continuera à développer ce plaisir tout au long de sa vie. »

Et vous? Quels sont vos trucs pour développer de saines habitudes alimentaires chez les enfants?

Bonjour

Chers lecteurs qui suivez assidûment ce blogue; chers fournisseurs qui partagez votre savoir et votre art culinaire avec le Québec, voire avec le Canada en entier; et, plus que tout, chers épicuriens gourmands qui recherchez inlassablement de nouvelles expériences à faire vivre à vos papilles gustatives. À vous tous, je dit bonjour!

Je me présente : Jérôme Claveau, 30 ans, finissant au baccalauréat en sciences de la consommation à l’Université Laval, et réputé avoir un appétit équivalent à celui de trois personnes! Aujourd’hui, c’est avec grand plaisir que je me joins à Terroirs Québec pour apporter ma contribution dans le projet ambitieux qu’est celui de faire découvrir les produits du terroir québécois aux québécois!

Pourquoi me joindre à Terroirs Québec? Parce que l’entreprise me rejoint sur plusieurs points. Il y a, évidemment, la bonne nourriture. Mais il y a également la valorisation du savoir-faire québécois. Je m’intéresse depuis quelques temps aux produits québécois, et je ne cesse d’être agréablement surpris par la qualité de ce que nos artisans produisent. Je trouve dommage que ces produits ne soient pas plus considérés par tout un chacun.

Qu’est-ce que je crois être en mesure d’apporter au projet? D’un côté, mes études m’ont amené à comprendre comment assurer une excellente relation entre une entreprise, ses fournisseurs et ses clients, et je compte bien tous vous faire profiter de ces connaissances. De l’autre côté, mon insatiable appétit m’a amené à développer un flair pour la bonne nourriture. Je vous partagerai donc occasionnellement mes appréciations de produits qui sont disponibles sur Terroirs Québec, ainsi que des recettes que je trouverai ici et là (ou que j’inventerai quand l’inspiration sera au rendez-vous).

Au plaisir de partager avec vous tous cette grande passion pour les produits du terroir québécois.

Jérôme.

La vente d’alcool du Québec et l’OMC

Depuis les années 90, pour obéir aux normes de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les monopoles qui vendent de l’alcool à travers le monde n’ont plus le droit de favoriser les produits régionaux en prenant des marges de profit plus basse sur ces produits vs les produits importés. La SAQ au Québec doit donc se conformer à cette règle. Donc, si la SAQ vend à 15$ un vin importé qui lui en coûte 6$, elle devra également vendre à 15$ un vin québécois qui lui en coûte 6$.

Cependant, puisque les volumes des producteurs d’ici sont plus faibles, les prix de production d’un vin local sont généralement plus élevés qu’un vin de Bourgogne d’un grand producteur par exemple. La règle de l’OMC a donc pour conséquence de rendre trop dispendieux les vins locaux vendus à la SAQ. Le problème est beaucoup moins criant en Ontario car la plupart des producteurs sont des producteurs industriels et non artisanaux comme ceux du Québec, grâce à un climat plus agréable sur les bords du lac Ontario entre autre. Cela leur permet d’avoir des coûts de production plus bas et de mieux se battre contre les vins importés.

Pour favoriser la vente des produits locaux sur les étagères de la SAQ, le gouvernement Marois a contourné les règles en subventionnant les producteurs locaux de façon à ce que leurs produits soient vendus moins chers à la SAQ. À titre d’exemple, si le gouvernement donne une subvention de 2$ la bouteille à un producteur local, ce dernier pourra alors vendre 4$ à la SAQ un vin dont le prix habituel est de 6$. Le prix de détail de la SAQ sera alors basé sur un prix coûtant de 4$ et non plus sur un prix coûtant de 6$. La différence au détail est énorme et permet aux vins locaux de mieux compétitionner les vins importés.

Merci à Gaétan Frigon ancien président-directeur général de la Société des alcools du Québec, qui nous a fait parvenir certains de ces éléments. Il les reprend d’ailleurs dans une lettre publiée dans la Presse en 2011.

Le 27 août, j’achète un aliment québécois!

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Le 27 août, vous êtes invités à acheter un aliment québécois et à vous prendre en photo avec cet aliment, une idée du Nutritionniste urbain.

Après le succès de l’événement « Le 12 août, j’achète un livre québécois! », c’est le moment d’encourager les Québécois qui nous nourrissent et de les remercier du travail qu’ils effectuent chaque jour pour nous!

En achetant des aliments du Québec, on encourage non seulement l’économie, mais on a accès à des aliments qui ont peu voyagé, qui sont plus frais et, soyons franc, qui goûtent meilleur!

Nous sommes présentement dans la saison des récoltes. C’est donc le moment d’aller visiter les marchés publics et de découvrir ce que les agriculteurs ont pris tant de soin à faire pousser pour nous!

Pour soutenir cet événement, nous vous invitons à vous inscrire sur la page Facebook.

Faire son pain au levain

Levain Liquide ©Madichan Licence CC BY-NC 2.0

Levain Liquide ©Madichan Licence CC BY-NC 2.0

Il est possible, avec un peu de travail, de faire son pain à la maison, en limitant l’ajout de levure chimique, et de rester avec un pain très simple : farine, eau, sel.

Pour cela, il faut démarrer son propre levain. Le levain est un mélange d’eau et de farine ayant fermenté grâce aux ferments naturels présents dans la farine et aux bactéries présentes dans l’air. De plus, c’est un mélange vivant, vous devrez donc vous en occuper régulièrement, et le nourrir, pour ne pas le voir déperir (vous pouvez aussi lui parler, mais ce n’est pas obligatoire).

Pour démarrer mon levain, j’ai utilisé la recette du levain liquide, selon Éric Kayser.

  1. Mélangez au fouet 50g d’eau tiède avec 50g de farine, laissez fermenter pendant 24 heures sous un torchon à température ambiante
  2. Mélangez au fouet 100g d’eau avec 100 g de farine et 20g de sucre, ajoutez la préparation de la veille et mélangez. Laissez fermenter 24h de nouveau.
  3. Mélangez au fouet 200 g  avec 200 g d’eau,  ajoutez la préparation de la veille et mélangez. Laissez fermenter 12h.
  4. Le levain liquide est prêt dès qu’il commence à buller. Il se garde à l’abri dans une boîte fermée au réfrigérateur, pendant 8 jours. Vous pouvez le laisser aussi sur votre comptoir, mais dans ce cas, il faut le nourrir tous les jours. Personnellement, par la suite, j’ajoute 75g de farine et autant d’eau.

Ma recette très simple pour faire du pain au levain : 75g de levain, 250g de farine, 125 g d’eau, du sel.

J’utilise une machine à pain pour pétrir ma pâte et ensuite, je le cuis à très haute température pendant environ 20mn (480 degrés Fahrenheit). Pour obtenir une belle croute, vous pouvez humidifier votre four avec un spray d’eau avant d’enfourner.

Ne pas utiliser de plastique et d’acier avec le levain. Je stocke le mien dans un pot masson et je mélange toujours avec une cuillère en bois.

Est-ce possible pour un titulaire de permis de fabrication artisanale de cidre de vendre par internet ?

Le permis de fabrication artisanale de cidre est assez récent dans l’histoire du Québec. En 1921, curieusement, le cidre disparaît presque totalement pour des raisons administratives : la Commission des Liqueurs a oublié de l’inclure dans sa législation. Jusqu’en 1970 il sera techniquement illégal, ce qui n’empêchera pas les Québécois d’en produire et d’en boire très discrètement. (source : Cidre du Québec). Ce n’est qu’en 1988 que les producteurs peuvent obtenir les premiers permis de fabrication artisanale.

Peut on vendre du cidre par Internet au Québec en 2014 ? En fait, selon la Régie des Alcools, des Courses et des Jeux du Québec, ce n’est pas la vente par internet qui est interdite mais bien le transport des boissons alcooliques artisanales. D’ailleurs une loi est passée il y a peu qui autorise maintenant de ramener jusqu’à 9 litres d’alcool d’une autre province canadienne (oui c’était interdit avant !), mais en profite pour confirmer l’interdiction de faire venir de l’alcool par transporteur.

En matière de transport, la loi précise que les boissons artisanales ne peuvent être transportées que par la personne l’ayant acquise légalement. La régie confirme donc qu’il est possible de vendre par internet aux conditions suivantes :

  • La transaction doit être traitée à l’établissement sur les lieux de fabrication (cela veut dire quoi ? héberger le site sur le lieu de production ? faire le paiement carte de crédit manuellement ?)
  • L’acheteur doit venir sur place chercher son alcool, ou que le producteur livre lui-même, sans intermédiaire ou transporteur public (Postes) ou privé (UPS, Fedex…).

Encore une fois, on voit que ceci est bien compliqué, puisqu’au final la vente pourrait se faire si le producteur livre lui-même, mais devient interdit si la livraison se fait par un transporteur.