Subventionner pour concurrencer ?
Par Cédric Fontaine le mercredi 16 septembre 2009, 16:34 - Actu - Lien permanent
Radio-Canada nous apprenait récemment que la municipalité de Saint-Thomas-Didyme, au nord du Lac-Saint-Jean, reçoit une subvention de 84 000 $ de Développement économique Canada pour explorer le potentiel de commercialisation des champignons forestiers comestibles.
S'agit il de créer un concurrent à l'entreprise privée prospère qu'est Gaspésie Sauvage ? Comprenons-nous bien, je n'ai aucun problème avec la concurrence, sauf peut être si celle-ci est financée par les impôts, et que la société concurrencée n'a reçu quant à elle aucun soutien. J'ai encore plus de mal lorsque l'argent investit l'est pour "explorer le potentiel de commercialisation", pas pour cueillir et distribuer des champignons et fournir un travail aux futurs cueilleurs, mais bien pour étudier le marché. Etudier le marché alors qu'une société efficace existe déjà... 84000 $ alors qu'aucune structure de récolte, de transformation et de mise en marché n'existe dans la région du Lac-Saint-Jean... Les 84 000$ ont été attribués à la municipalité, afin qu'elle réalise l'étude !

Commentaires
Dans les limites des crédits inscrits au budget, le Gouvernement accorde une subvention pour certaines acquisitions de biens meubles, certains travaux de rénovation ou d'aménagement, et les honoraires relatifs à ces travaux, destinés à la création, à la modernisation d'hébergements touristiques de terroir dans des bâtiments existant depuis dix ans au moins et pour les honoraires relatifs à ces travaux.
J'aime bien ce commentaire: "L’état vous oblige vous ‘les hommes de la terre’ à respecter des normes drastiques. Dans une zone humide vous ne devez pas faire ceci ou modifiez cela, on vous casse les pieds pour le simple fait de planté un poteau dans une ZNIEFF, attention de ne pas déposé du fumier trop prêt d’une habitation, il faut que vos installations soit parfaitement aux normes etc.
Mais à côté de cela, les pouvoirs publiques font tout le contraire : un exemple réel :
La communauté de commune de l’estuaire de la dives, ‘14390’ elle, elle a le droit de rebouché des fossés, arraché des plantes protégées, rencaissé des herbages dans une zone humide toujours en ZNIEFF, d’organisé une pollution irréversible (lessives, javel, huile de vidange, sacs poubelles entiers ou crevés jetés directement dans les cours d’eau etc.) et même d’y construire. Cette communauté de commune a le droit de faire ce quelle veut et personne ne dit quoi que se soit."
Loin d’abandonner le projet des Collines du terroir et de son volet restauration, Ville d’Alma est plus décidée que jamais à adopter des mesures de redressement et de relance permettant la consolidation de l’organisation en 2009 et d’entrevoir l’avenir de façon optimiste.
À cet effet, le conseil municipal accorde une aide financière de 125 000 $ aux Collines du terroir. Ce montant était déjà prévu dans le montage financier de la première phase du projet. Il permettra entre autres à l’organisation de faire face à toutes ses obligations financières. Également, le conseil municipal a de plus unanimement décidé d’augmenter la subvention annuelle versée à l’organisme de 70 000 $ à 105 000 $.