vendredi 3 juillet 2009
Par Cédric Fontaine le vendredi 3 juillet 2009, 09:50 - Actu
Le gouvernement du Canada a présenté un nouveau logo « Biologique Canada » accompagné du Règlement sur les produits biologiques (RPB) du Canada, qui entrera en vigueur le 30 juin 2009, et qui fixe des normes de certification des produits par des organismes agréés. Les produits qui répondent aux exigences en matière de production et qui contiennent au moins 95 % d'ingrédients biologiques peuvent être étiquetés « biologiques » et arborer le nouveau logo « Biologique Canada Organic ».
Fait intéressant, le nouveau règlement s'applique tant aux produits canadiens qu’importés. Peu importe son origine, pour recevoir une certification biologique, le produit doit respecter les normes canadiennes. D'ailleurs, il y a quelques jours le Canada a conclu avec les États-Unis un accord permettant aux produits des deux pays de recevoir la certification de produit biologique dans l'un ou l'autre de ces pays.
lundi 23 juin 2008
Par Cédric Fontaine le lundi 23 juin 2008, 12:23 - Actu
Fou du cochon est une entreprise régionale, des artisans charcutiers du Kamouraska. Il s'agit d'une vraie jeune entreprise de fabrication artisanale de saucissons secs biologiques et sans nitrite. Ils sont situés à La Pocatière. L'usine de fabrication est complètement neuve et profite d'un environnement et de services exceptionnels de la part du Centre de Développement Bioalimentaire du Québec. La fabrication des saucissons secs biologiques et sans nitrite requiert du porc biologique et des procédés secrets pour leur préparation. Les artisans charcutiers Samuel Gaudet et Nathalie Joannette savent cependant que le succès des saucissons Grelots, Bâtons résident en tout premier lieu dans son goût en bouche.
J'ai découvert leurs produits via une commande sur le portail du Bas St Laurent. Je vous invite vous aussi à les goûter, ils sont vraiment très bons !
lundi 14 avril 2008
Par Cédric Fontaine le lundi 14 avril 2008, 15:50 - Actu
Selon le portail la Terre, moins de 1% des dépenses totales des Canadiens en épicerie sont consacrées aux produits biologiques. Avec quelques 3555 fermes au Canada qui produisent des aliments bio (2230 en 2001, soit une augmentation de 60%), ce sont 1,5% des exploitations agricoles qui privilégient cette façon plus saine de produire. Près de 70% de ces producteurs bio cultivent des grandes cultures et du foin, et plus de 50% du blé, blé dur et orge sont écoulés aux USA et 31% en Europe ! Bien que très populaire actuellement, le bio n'est encore que marginal...
dimanche 24 février 2008
Par Cédric Fontaine le dimanche 24 février 2008, 15:39 - Actu
Ruraliment, de Saint-Sauveur, maison mère de la bannière Stew Stop, devient la première cuisine de transformation alimentaire accréditée biologique au Québec, de type "Slow Food" surgelé etprêt-à-manger.
Les dirigeants de l'entreprise, Georges Ranger, anciennement du Restaurant Rangers de Saint-Sauveur, et Gérard Lecourtois se disent enchantés de cette nouvelle qui propulse Ruraliment comme un des chefs de file de la transformation alimentaire biologique.
A partir de son usine de Saint-Sauveur, mise en place au printemps 2007, avec sa cuisine de production performante en pleine expansion et un personnel d'expérience de sept (7) employés à temps plein, l'entreprise regroupe, transforme et met en valeur les produits naturels et biologiques du terroir local québécois afin de promouvoir la protection, la biodiversité et la qualité des produits locaux et d'offrir à tous ses clients une cuisine naturelle et savoureuse.
vendredi 9 novembre 2007
Par Cédric Fontaine le vendredi 9 novembre 2007, 14:45 - Actu
Selon un article de La Presse, il semble être prouvé que du lait biologique peut contenir plus de vitamine E et jusqu'à 80% de plus d'antioxydants que le lait traditionnel. Les résultats sont tout aussi éclatants pour certains légumes. Les tomates, choux, pommes de terre et laitues en version bio ont tous obtenu de meilleurs résultats que leurs équivalents poussés avec l'aide d'engrais. Des chercheurs britanniques viennent de dévoiler les premiers résultats d'un projet comparatif de cinq ans.
Selon moi, les produits bio sont intéressants car ils contiennent moins de pesticide et qu'ils ont sans aucune mesure bien meilleur goût, mais si en plus leur valeur nutritionnel surpasse largement les produits issus de l'agriculture industriel...
Le professeur Leifert, ardent défenseur de l'agriculture sans pesticide depuis toujours, estime que consommer biologique est équivalent à manger une portion de fruits et légumes de plus, quotidiennement.
lundi 27 août 2007
Par Cédric Fontaine le lundi 27 août 2007, 14:36 - Actu
Après une discussion avec des producteurs de légumes bio, je m'aperçois que produire des légumes bio est tout sauf une solution de facilité, alors que d'autres font de l'argent.
Les contraintes de production, de localisation de la terre, d'arrosage, sont énormes, et probablement là pour le bien des consommateurs. Mais pour se faire certifier (via Québec Vrai par exemple) on commence déjà par payer des frais. Cela me semblerait logique que ces frais soient pris en charge ou permettent des crédits d'impôt du gouvernement. Les producteurs non bio devraient financer ces frais d'ailleurs.
Ensuite, il faut vendre sa production. Les supermarchés achètent soit de façon centralisé (il faut fournir pour tout le Québec), soit à très bas prix (1$ le chou-fleur bio, prix d'achat en ce moment).
L'autre solution est l'agriculture soutenue par la communauté (ASC), une formule défendue très largement à travers la presse par l'organisme Equiterre. Mais saviez-vous que pour acheter un panier bio ASC référencé par Equiterre, il vous en coûtera 15$ d'adhésion Equiterre par année ? Et le producteur devra versé jusqu'à 350$ par année également à Equiterre. Tout un business pour Equiterre cette ASC !
De plus en plus, le bio semble être un marché prometteur pour certains mais ce n'est pas encore très rentable pour les très petits producteurs ou les acheteurs qui doivent encore payer cher...
jeudi 16 août 2007
Par Cédric Fontaine le jeudi 16 août 2007, 14:57 - Actu
De plus en plus, des voix s'élèvent pour dénoncer la fausse bonne idée que semble être l'augmentation de la production de l'éthanol...
Le magazine New Scientist a publié un compte-rendu de la réunion de la société écologique américaine (Ecological Society of America) qui s’est penchée sur les risques que l’éthanol-maïs posent pour les écosystèmes, les oiseaux et la qualité des sols à cause de l’expansion des surfaces cultivées avec du maïs (50 % étant du maïs OGM) sans nécessairement contribuer d’une manière significative à la lutte aux changements climatiques.
Dans le Financial Times, le Directeur-Général de la FAO (organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation) Jacques Diouf, met en garde le monde sur l’utilisation de plantes alimentaires pour produire de l’éthanol qui risque d’aggraver la pauvreté et menacer l’environnement. Les propos de Jacques Diouf s’appliquent particulièrement en Amérique du nord car l’éthanol provient majoritairement du maïs.
jeudi 26 juillet 2007
Par Cédric Fontaine le jeudi 26 juillet 2007, 11:43 - Actu
Selon PasseportSanté, les tomates issues de l’agriculture biologique seraient plus riches en flavonoïdes antioxydants que celles cultivées de manière conventionnelle. Les résultats d’une étude californienne tendraient à démontrer que les tomates issues de l’agriculture biologique contiendraient près de 80 % plus de quercétine que celles cultivées de manière conventionnelle. Et cette proportion atteindrait 97 % pour le kaempférol. Ces deux substances sont des flavonoïdes – des antioxydants qui semblent si bon pour la santé...
mercredi 25 juillet 2007
Par Cédric Fontaine le mercredi 25 juillet 2007, 15:59 - Actu
Est ce qu'il faut la visite d'un ministre pour annoncer le nouveau logo pour que la presse en parle ? De nombreux articles ont été publiés ces derniers jours et ceci pour annoncer que le ministre avait dévoilé le nouveau logo "Biologique Canada". Cependant, l'article sur Terroirs Québec date du 28 février 2007.
samedi 2 juin 2007
Par Cédric Fontaine le samedi 2 juin 2007, 09:34 - Actu
Selon le Guardian, l’organisation responsable de la certification biologique réfléchit à retirer la certification aux produits arrivant en Grande Bretagne par avion. Dans un article précédent, j'évoquais la question s'il valait mieux acheter local ou acheter biologique d'une provenance lointaine. La Soil Association de Grande Bretagne envisage donc de prendre les grands moyens. L'attrait pour le bio est très fort en Grande Bretagne, mais près du tiers des produits sont importés, ce qui entraine un accroissement des vols d'avion. Cependant, la filière bio est souvent aussi équitable et fait donc vivre de nombreux producteurs dans les pays du tiers monde.
mardi 15 mai 2007
Par Cédric Fontaine le mardi 15 mai 2007, 11:52 - Actu
Un producteur de légumes bio poursuit la compagnie qui applique les pesticides sur les terres de son voisin. A deux reprises, les terres bio ont été testées positives à des résidus de pesticides et toute la récolte a été perdue. Même si les pesticides ont été appliquées correctement, selon les règles, le poursuivant allègue que le brouillard a transporté les produits sur sa propriété. Ce cas n'est pas commun mais un précédent existe. Des pesticides appliqués sur des pousses de riz ont contaminé et détruits des orchidées d'un producteur voisin. Une ordonnance a obligé à l'épandeur d'herbicides de suivre des règles encore plus strictes.
lundi 14 mai 2007
Par Cédric Fontaine le lundi 14 mai 2007, 12:42 - Actu
Serge Nault, un producteur de grain biologique, souhaite réaliser un projet de porc biologique dans sa municipalité natale de Sainte-Cécile-de-Lévrard. Président fondateur du Syndicat des grains biologiques du Québec, M. Nault mentionne qu'on a développé une expertise au Québec pour faire du grain biologique, soit du grain produit sans engrais chimique, sans herbicide et qui est entretenu au sarcleur. Le producteur agricole soutient que le porc biologique sur litière, comme il envisage de le faire, ne produit pas plus d'odeurs que la production laitière sur liquide.
mardi 24 avril 2007
Par Cédric Fontaine le mardi 24 avril 2007, 12:35 - en Région
Un producteur d'oies de Sainte-Famille propose que l'île d’Orléans devienne le premier et le seul territoire entièrement biologique du Canada. Le candidat défait de Québec solidaire, Jacques Legros, qui a mené sa campagne sous le thème Une île d'Orléans biologique, entend pousser sur cette idée d'île biologique, croyant que les producteurs agricoles pourraient en retirer d’excellents bénéfices.
Président du Syndicat local des producteurs agricoles, François Blouin ne croit pas à la viabilité du projet. Il juge que la concentration de fraisières et de pommeraies est trop forte sur l'île pour permettre de bannir insecticides et herbicides.
lundi 23 avril 2007
Par Cédric Fontaine le lundi 23 avril 2007, 15:55 - Actu
Un nouveau phénomène aux Etats Unis risquent d'arriver prochainement au Québec : la lutte aux produits bio industriels. Un nouveau programme de certification des produits alimentaires - avec l'apparition d'un nouveau logo - vient d'y voir le jour pour mettre l'accent sur le caractère local des aliments biologiques. On assure aux consommateurs que le bio qu'ils mettent dans leur assiette n'a pas été produit dans des mégafermes, mais bien par des fermes locales de propriété familiale. Et ce, à une distance raisonnable de leur maison, mais aussi dans le respect de l'environnement, de l'intégrité des animaux et du travail des employés.
mercredi 4 avril 2007
Par Cédric Fontaine le mercredi 4 avril 2007, 14:05 - Actu
Déjà que Starbucks a quelques soucis avec son chiffre d'affaires, voilà qu'on apprend que le département de l'agriculture états-uniens (USDA) a sorti une règle qui risque de compliquer les choses pour le tiers-monde et son café biologique. La décision complique tellement la certification biologique que de petits producteurs pourraient ne plus être en mesure de faire certifier bio leurs produits.
Jusqu'à présent, la certification permettait à des co-op (des petites groupes de producteurs indépendants) de faire inspecter au hasard seulement une portion de ces membres chaque année (généralement 20%), les autres étant auto-certifiés par un dirigeant de la co-op, qui devait s'assurer que les règles étaient bien suivies. L'année suivante un autre 20% était visité, pour finalement atteindre 100% au bout de 5 années.
Mais la nouvelle règle annoncée ce mois-ci oblige maintenant la visite de toutes les fermes de la co-op tous les ans, tel que cela se pratique aux USA. Le système précédent était là pour permettre aux plus pauvres de pouvoir être certifié à des coûts moindres. Cela prend actuellement 20 à 30 jours pour certifier un groupe, cela pourrait prendre jusqu'à une année avec la nouvelle réglementation, avec un coût moyen de 200$ US par jour.
vendredi 23 mars 2007
Par Cédric Fontaine le vendredi 23 mars 2007, 13:44 - Actu
Le groupe Loblaw annonce la marque Le Choix du président biologique. L'emballage des produits a le logo certifié Quality Insurance International, symbole qui assure que le produit a été certifié biologique par une tierce partie indépendante et qu'il a été produit selon des normes biologiques strictes : sauce aux pommes, bananes, bleuets sauvages du Québec ou carottes biologiques, céréales organiques, jus frais, beurre d'arachide et lait de soja sont quelques-uns des 20 produits biologiques offerts par la chaîne d'alimentation à des prix très raisonnables, pour des produits biologiques.
jeudi 15 mars 2007
Par Cédric Fontaine le jeudi 15 mars 2007, 09:34 - Actu
La Table filière biologique du Québec a élaboré un plan stratégique 2004-2009. Trois ans plus tard, il apparaît que la croissance prévue est au rendez-vous, mais elle se situe sous la barre des résultats escomptés.
Le secteur de l'agriculture biologique s'était fixé cinq grands objectifs de croissance en ce qui a trait au degré de confiance des consommateurs (80% prévu, 60% actuellement), à l'augmentation du nombre de fermes certifiées biologiques (1091 entreprises en 2004 et seulement 1326 fin 2006), à la valeur des produits transformés au Québec, à celle des aliments vendus sur les marchés intérieurs et à celle des exportations de produits.
Les grands distributeurs (Provigo, Métro et Sobeys), à cause de leurs conditions d'approvisionnement qui sont assez strictes, se sont adressés aux marchés extérieurs pour répondre à la demande de leur clientèle. L'exportation se porte plutôt bien quant à elle.
Il y a encore du travail à faire, c'est certain mais certaines industries ont encore du mal à faire la transition (l'industrie acéricole et l'élevage du boeuf).
Par Cédric Fontaine le jeudi 15 mars 2007, 09:05 - Actu
Le Devoir relate que la faculté des sciences de l'agriculture de l'université Laval innove en lancant son premier programme enseigné via Internet! Le microprogramme en question consiste en une série de quatre cours que les étudiants peuvent suivre à distance. Il s'agit de : Introduction à l'agriculture biologique, Utilisation du compostage en agriculture biologique, Production biologique des cultures en champ et Productions animales biologiques. Le microprogramme en agriculture biologique s'adressait principalement aux conseillers agricoles (agronomes, techniciens, vétérinaires, biologistes) et non aux agriculteurs.
Fait intéressant, on observe que les étudiants en agriculture biologique sont moins portés vers les technologies que la moyenne de leurs collègues universitaires !
vendredi 9 mars 2007
Par Cédric Fontaine le vendredi 9 mars 2007, 12:31 - Actu
Alors que je rapportais dans un billet précédent que la Fromagerie Jonathan dénoncait ses problèmes d'approvisionnement en lait biologique et menacait de fermer boutique, La Presse Affaires nous apprend que la fromagerie a déclaré faillite. La déclaration de Jonathan Portelance à la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agro-alimentaire québécois semblait être en fait une façon d'obtenir une réaction de la Fédération des producteurs de lait sur les quotas.
Non satisfait de cette réaction, la fromagerie a fermé boutique.
L'histoire aurait pu finir ainsi si une nouvelle controverse, probablement orchestrée par la Fédération des producteurs de lait, ne vient de faire surface.
Des producteurs laitiers affirment non seulement qu'il y avait assez de lait biologique pour fabriquer le fromage Le Baluchon, mais qu'aussi des camions de lait ont même été refusés. La seule raison qui semblait motiver M. Portelance pour refuser ce lait était que les vaches de cette ferme n'étaient pas nourries au foin sec mais plutôt en partie avec de l'ensilage, ce qui peut sensiblement changer le gout du fromage.
Toute cette histoire est très complexe, et on comprend bien que plusieurs philosophies s'affrontent ici : producteurs laitiers qui défendent les quotas et fromagers qui aimeraient produire plus.
mercredi 28 février 2007
Par Cédric Fontaine le mercredi 28 février 2007, 09:29 - Actu

Finalement, c'est le 21 décembre 2006 que le gouvernement fédéral a adopté son règlement sur les produits biologiques. Le règlement rendra obligatoire la certification de la conformité à la norme nationale sur l'agriculture biologique pour les produits agricoles présentés comme des produits biologiques importés, ou comme des produits biologiques destinés à l'exportation ou au commerce interprovincial et pour les produits portant l'estampille fédérale (ou le logo fédéral) des produits agricoles biologiques. L'Agence canadienne d'inspection des aliments sera l'autorité compétente et, à ce titre, exercera une fonction de supervision de l'ensemble du système. La vérification à la ferme et dans les établissements des systèmes de production biologique sera effectuée par des agents de vérification des organismes de certification agréés. L'utilisation du logo « Biologique Canada » est facultative. Tous les produits portant ce logo doivent être conformes à la réglementation fédérale. La présence du logo sur un produit indique au consommateur que le produit en question a été certifié conforme à la norme canadienne.