Faire son fromage avec U-main

2015-10-31 15.09.04Avant les fêtes, j’ai reçu un kit de fromage U-main. Ce kit permet de faire soi-même son fromage à la maison avec des recettes simples.

Le kit 4 fromages (Mozzarella, Ricotta animale et végétale, Paneer et Queso Blanco) permet de produire jusqu’à 16 kilos de fromage (450g – 550g par fois) !

Au final, avec ce kit, c’est très facile de créer de délicieux fromages en peu de temps. J’ai testé la ricotta en différentes formes (fraiche ou vieillie) et cela a permet de cuisiner de délicieuses lasagnes fraiches ou de la déguster sur du pain maison. D’ailleurs, le site fournit des recettes pour utiliser le petit lait (le liquide qui reste après avoir fait son fromage), dont un délicieux pain maison.

Mais mon préféré reste la mozzarella qui était délicieuse. J’ai déjà hâte d’en refaire pendant l’été pour la manger avec des tomates fraiches du jardin et du basilic.

2015-11-03 12.06.11Lorsque j’ai fait goûté mon fromage autour de moi, le résultat a toujours été le même : de nouveaux adeptes qui ont aussitôt commandé un kit pour essayer.

Avec la nouvelle année, U-Main offre aussi maintenant un kit pour faire son propre fromage en grain.

Je vous invite donc à essayer de faire votre propre fromage à la maison en quelques étapes simples.

Profession – Maître Confiturier

Connaissez-vous les différences entre la tartinade et la confiture? (Source : Jim Champion)

J’ai parlé avec quelques confituriers dans les dernières semaines. J’ai été frappé par la complexité d’un produit qui semble si banal.

La première chose qui m’a frappé, c’est que tout ce qui ressemble à de la confiture n’en est pas nécessairement. Ce qu’on retrouve plus souvent sur les tablettes, ce sont des « tartinades », et non des confitures.

Pour pouvoir mettre le mot « confiture » sur l’étiquette, le produit doit avoir un certain nombre de degrés Brix (qui mesurent le taux de sucre dans un produit) et un certain niveau de pH (ou d’acidité). Cela permet d’assurer qu’aucune bactérie ne peut survivre dans le pot. Je ne connais pas les proportions, mais je peux vous assurer que cela devient un casse-tête lorsqu’on souhaite réduire la quantité de sucre dans les recettes. Un des confituriers m’a confié avoir dû embaucher un expert en transformation alimentaire pour trouver le moyen de mettre le minimum de sucre possible dans ses recettes. Cela lui permet maintenant d’affirmer que sa confiture est « extra-fruits », puisqu’il y a deux fois plus de fruits que de sucre.

L’autre enjeu est l’utilisation de la pectine. On peut avoir une « vraie » confiture avec de la pectine, mais les maîtres confituriers vous diront que ce n’est pas de la confiture. La pectine permet de lier les fruits. Elle permet donc de faire cuire de très grandes quantités de fruits à la fois. Lorsqu’on décide de ne pas utiliser de pectine, on peut également faire cuire de grandes quantités de fruits, mais le produit aura plutôt l’air d’une soupe fruitée. Les maîtres confituriers ne font donc cuire que de toutes petites quantités de fruits à chaque fois, entre 2 et 3 kilogrammes maximum. Il est facile de deviner l’ampleur du travail pour fournir une grande demande. On comprend également pourquoi cette confiture est plus chère que la simple « tartinade » d’épicerie!

Mais tous ceux qui ont déjà goûté une vraie confiture, faite par un maître confiturier, seront d’accord avec moi : une fois le pot ouvert, il devient presque impossible de le fermer! Et il est encore plus difficile de retourner à la « tartinade » de fruits.

L’eau d’érable

Collaboration spéciale de Cassandra C., rédactrice en chef du blogue La Boufferie.

 

Depuis que j’ai découvert l’eau d’érable, j’en ai presque toujours une cruche dans mon frigo. Cette eau offre une finale sucrée très subtile qui lui permet de remplacer l’eau régulière de temps en temps pour ajouter un petit brin de folie. Pendant ma grossesse, c’était un de mes breuvages de prédilection.

 

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L’eau d’érable est le genre de produits qui se prête à toutes sortes d’utilisations. Comme je l’ai dit, elle se boit seule, mais elle peut aussi être utilisée pour créer des cocktails alcoolisés ou non très intéressants. Je vous en propose justement une recette sur mon blogue.

 

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Il est également possible de l’utiliser pour cuisiner. Elle peut remplacer l’eau régulière lors de la cuisson du riz ou du quinoa. Elle peut également être utilisée dans la confection de sauces ou pour pocher des crevettes, du saumon ou du poulet.

Aussi, bien que son goût soit peu sucré, elle est très nutritive et peut remplacer le Powerade ou autres boissons du genre que boivent les sportifs. Personnellement, c’est ce que j’ai bu tout au long de mon accouchement pour conserver un bon niveau d’énergie.

Bref, l’eau d’érable est un produit bien de chez nous que j’adore. Il fait bon en avoir dans sa cuisine parce qu’elle apporte une touche d’originalité en plus d’offrir une tonne de possibilités variées.

Les épices d’Origina

Collaboration spéciale de Cassandra C., rédactrice en chef du blogue La Boufferie.

 

L’an dernier, au cours d’un salon de dégustation de produits d’ici, j’ai découvert les épices d’Origina. J’ai tout de suite adoré l’idée que ces épices proviennent de nos forêts boréales. J’ai muni mon garde-manger d’un petit pot de fleurs à miel ainsi que d’un de poudre de thé des bois.

 

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Pour ce qui est du premier, je l’utilise plus rarement. J’en agrémente mes yaourts natures, mes biscuits sablés ou certaines de mes pâtisseries. Quant au deuxième, la poudre de thé des bois, je le mélange à du sel et du poivre afin d’assaisonner mes filets de saumon. Le résultat est délicieux et le goût du thé, bien que très subtile, apporte un petit quelque chose d’intéressant au repas.

 

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Bref, cette collection de produits est une belle découverte pour moi. Mon copain étant amateur de poivres, j’ai bien l’intention d’essayer le poivre des dunes prochainement et je me laisserai sûrement tenter par un pot de pétales de roses qui pourrait faire de très bons sirops pour les cocktails.

Histoire de gourmands : culture culinaire

5084_gourmands_webRose-Hélène Coulombe et Michel Jutras viennent de publier le deuxième ouvrage, de ce qui sera un triptyque.

Après « Femmes engagées à nourrir le Québec« , voici donc l’histoire de la Culture Culinaire du Québec.

La culture culinaire, agricole et alimentaire influence aujourd’hui notre façon de nous alimenter. Ce livre dresse donc un portrait de l’évolution de la culture alimentaire au Québec : des moines à l’expo 67, du cercle des fermières au Jeux Olympiques de 1976.

Cet ouvrage fait un tour très exhaustif de nombreux domaines qui ont créé cette culture culinaire, et il est possible de le lire comme un livre ou de l’utiliser comme base de connaissances dans de nombreux domaines : la formation culinaire, le rôle de l’État, les regroupements, les clubs gastronomiques, les médias, les territoires, les produits, les savoirs-faire, les événements et les artisans. On y retrouve même des recettes de traditions culinaires familiales (comme le cerf au Porto, les oeufs au pain, le caribou du Carnaval…).

 

Compote de chicoutai, la baie de Goji locale

ChicoutaiCette petite baie orangée qui pousse à l’état sauvage mérite d’être mieux connue, intégrée plus souvent dans nos assiettes, comme on le fait d’ailleurs avec celles de Goji venues d’Asie.
VIOLAINE BALLIVY
La Presse 17 septembre 2014

Connaissez vous cette baie acidulée, aussi appelée plaquebière ou chicouté ? La chicoutai est un produit phare, mais méconnu du Québec.

Ses petits fruits sont tous cueillis minutieusement à la main dans leur milieu naturel. Fins et délicats en bouche, leurs parfums délicieux sont également appréciés en cuisine.
Elle est délicieuse en bouche et peut être dégusté dès le matin ! C’est un fruit riche en vitamine C. D’un jaune doré à maturité, elle s’apparente à la framboise et à la mûre. Un petit fruit sauvage au goût acidulé qu’on cueille à partir de la deuxième semaine de juillet.

On retrouve de la plaquebière en abondance dans les tourbières et les forêts marécageuses de la Basse-Côte-Nord qui possèdent un milieu très acide avec une épaisse couche de mousse de sphaigne très peu décomposée.

Plaquebière :
Du vieux français plat-de-bièvre, c’est à dire nourriture du castor.

Chicoutai :
Du montagnais « shekuteu » signifiant qui mûrit avec la chaleur.

Développer les saines habitudes alimentaires chez les enfants

Je discutais récemment avec une amie qui vient d’apprendre qu’elle sera bientôt maman! Comme toute mère qui se respecte, elle souhaite le meilleur pour sa progéniture, et une de ses inquiétudes est que son enfant développe une préférence pour la malbouffe et le fast-food. Heureusement pour elle, j’ai fait un travail sur le sujet l’année dernière; j’ai donc pu lui faire part des grandes lignes de la façon dont les enfants acquièrent de saines habitudes alimentaires (attention : je ne suis pas spécialiste du développement de l’enfant, et je ne connais du sujet que ce que j’en ai lu! Je vous encourage à faire des recherches pour compléter ce que je vous partage).

Il faut savoir qu’à la base, ce sont les parents qui jouent le plus grand rôle dans le développement de la variété des goûts chez l’enfant. Les parents sont des modèles, qu’ils le veuillent ou non. Donc, vaut mieux le vouloir, afin de jouer pleinement ce rôle! Le repas est un moment privilégié entre l’enfant et ses parents : c’est l’occasion pour lui d’assimiler certaines règles sociales et familiales. Il y développe également ses habitude alimentaires par imitation. C’est ainsi qu’à l’âge de deux ans, environ 50% des enfants mangent le même plat principal que leurs parents.

« Mais si mon enfant est difficile? » qu’elle m’a demandé. C’est probablement un fait que certains enfants ont naturellement un caractère difficile au niveau alimentaire; je doute cependant que ce soit le cas de plusieurs d’entre eux. D’ailleurs, dans mes lectures, on faisait souvent mention du fait que plus on présente des aliments tôt dans la vie de l’enfant, plus il y a de chances qu’il y goûte. Grosso modo (l’âge pouvant naturellement varier d’un enfant à l’autre), jusqu’à 2 ans, l’enfant accepte de goûter tout nouvel aliment qui lui est présenté. À partir de deux ans, il faut qu’un nouvel aliment soit présenté entre 5 et 10 fois pour que l’enfant accepte d’y goûter. Passé quatre ans, il faut parfois jusqu’à 20 expositions.

J’ai donc résumé à mon amie la situation de la manière suivante : « Si tu veux augmenter les chances que ton enfant adopte de saines habitudes alimentaires, commence toi-même par adopter les comportements que tu veux voir se développer chez lui. Ensuite, dès qu’il commencera à manger de la nourriture solide, fais-lui découvrir tout pleins d’aliments variés. Pour lui, manger sainement deviendra un réel plaisir, et normalement, il continuera à développer ce plaisir tout au long de sa vie. »

Et vous? Quels sont vos trucs pour développer de saines habitudes alimentaires chez les enfants?

Le 27 août, j’achète un aliment québécois!

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Le 27 août, vous êtes invités à acheter un aliment québécois et à vous prendre en photo avec cet aliment, une idée du Nutritionniste urbain.

Après le succès de l’événement « Le 12 août, j’achète un livre québécois! », c’est le moment d’encourager les Québécois qui nous nourrissent et de les remercier du travail qu’ils effectuent chaque jour pour nous!

En achetant des aliments du Québec, on encourage non seulement l’économie, mais on a accès à des aliments qui ont peu voyagé, qui sont plus frais et, soyons franc, qui goûtent meilleur!

Nous sommes présentement dans la saison des récoltes. C’est donc le moment d’aller visiter les marchés publics et de découvrir ce que les agriculteurs ont pris tant de soin à faire pousser pour nous!

Pour soutenir cet événement, nous vous invitons à vous inscrire sur la page Facebook.

Une agriculture qui goûte autrement


Une agriculture qui goûte autrement
Je m’étais promis d’écrire un article sur ce livre il y a de très nombreux mois. Hélène Raymond est journaliste à Radio-Canada et collabore à l’émission « Bien dans son assiette » . Elle signe ce livre avec Jacques Mathé. Le sous-titre présente très bien le thème : « Histoires de productions locales de l’Amérique du Nord à l’Europe » .

Les deux auteurs font le tour d’agriculteurs ou d’acteurs dans le domaine alimentaire qui travaillent localement à faire une agriculture différente. Ce voyage s’étend des deux côtés de l’Atlantique : Canada, États-Unis, France, Italie…

Parmi ces histoires, plusieurs ont retenu mon attention de notre côté de l’Atlantique: l’évolution alimentaire du Vermont (avec le Vermont Fresh Network par exemple), l’histoire de la Gaspésie gastronomique (de Gaspésie Gourmande à la Fourchette Bleue) et la coopérative de la Mauve. En Europe, ce sont 3 histoires que j’ai préféré : plaisirs fermiers, les moulins de Perrine et le Val d’Orcia,

Si vous voulez lire une façon différente de concevoir l’agriculture, je vous conseille de découvrir ce livre, qui peut se lire histoire par histoire.

Eau d’Érable Maple3

Depuis la saison dernière, l’eau d’érable est disponible à la vente, toute l’année. L’eau d’érable certifiée NAPSI peut se consommer comme à l’érablière, en tant que boisson, sous forme de glaçons ou encore comme ingrédient dans diverses recettes.

Cette eau d’érable n’est pas encore devenue une habitude pour les consommateurs, mais depuis quelques semaines, je remarque qu’on parle de plus en plus de ce produit.

Finalement, il est possible qu’on utilise pas l’eau d’érable comme une simple eau rafraichissante, mais plutôt pour cuisiner des plats et y ajouter un petit goût d’érable !

Tout a commencé par la visite de Christophe Bacquié, qui a été nommé Ambassadeur de l’érable, et qui a préparé une recette à base d’eau d’érable : Homard/coquillages/Nage d’eau d’érable.

Dans ces derniers épisodes d’Un Chef à la Cabane saison 2, Martin Picard a cuisiné à plusieurs reprises avec de l’eau d’érable.

On retrouve même un tableau Pinterest avec une sélection de recettes avec de l’eau d’érable.