Commander en ligne du cidre au Québec : Clos St-Ignace

Voici la deuxième partie de mon article sur les possibilités de commande de l’alcool du Québec en ligne. La première partie évoquait mon expérience sur le site de la SAQ.

Le Clos St-Ignace est le seul producteur à travers tout le Québec qui semble offrir la possibilité de commander en ligne et payer son achat directement. J’ai donc commandé leur cidre de glace des Épouffètes, au cout de 25$, plus 12$ de frais de port. J’ai reçu ma commande en quelques jours et l’expérience de commande en ligne n’est pas optimale, mais cela fonctionne.

Les possibilités sont donc très limitées pour les acheteurs en ligne qui souhaitent découvrir des produits de spécificité, faits ici. Même le site Alcools du terroir n’évoquent pas les possibilités de se les procurer en ligne.3

De nombreux producteurs de Cidres de Glace du Québec sont au courant de ce marché mais sont bloqués par la loi et la régie des alcools. Malheureusement, il faut choisir ses batailles et ce n’en est pas une pour le moment pour le regroupement des producteurs.

 

Un réveillon du terroir

À une journée du réveillon de la nouvelle année, j’ai réflechi à un repas du terroir. Voici donc ma proposition de menu…

Vous trouverez ci-dessous la liste de tous les produits que vous pouvez acheter en ligne pour ce menu.
Et vous, allez vous manger québécois ?

Les fromages du terroir Québécois

Jean-Claude Belmont est décédé subitement en avril 2011. Il s’agissait d’un grand maître reconnu par ses pairs comme cuisinier, enseignant et ambassadeur de la gastronomie et cuisine d’ici. Il a d’ailleurs été enseignant pendant plus de 30 ans à l’ITHQ.

Il a publié en 2008 un livre à compte d’auteur, mettant en valeur les fromages d’ici (plus de 60), tantôt en les intégrant entièrement dans un plat, tantôt en les complétant. On y apprend aussi l’art de découper chaque type de fromage.

Aujourd’hui, sa veuve continue à vendre ses livres, à sa mémoire et le propose actuellement avant les fêtes au prix de 30$, frais de port inclus. Je vous invite à visiter le site pour en savoir plus.

Oui, le Québec a beaucoup à offrir gastronomiquement

Je l’avoue, je suis d’origine française. Et non, je n’ai pas honte de vendre des produits des terroirs québécois. Je suis fier des produits que je vends sur le site, tout simplement car je choisis ceux que je vends. Oui, il existe au Québec des petits produits de petits producteurs de mauvaise qualité, mais tout comme il en existe en France…

Récemment, un commentaire sur un bloc de foie gras a été posté et il s’attaquait à la qualité du produit.

Comment peut-on vendre des rillettes du Mans fabriquées au Québec ..c’est un manque de respect du terroir et du savoir-faire acquis par d’autres.  N’y a-t-il donc aucun respect des appellations ..et le Québec ne peut il inventer quelque chose au lieu de copier les autres ?  Je n’ai jamais trouvé un bon foie gras ici ..je les ai tous essayé en payant trois fois le prix mais rien à faire …en plus personne ne précise jamais si c’est un foie gras entier mi cuit ou cuit ..bref on ne sait rien pour le juger …quand on vend des produits dits raffinés on prend soin d’en indiquer le minimum ..Rien à voir avec un foie gras entier ou reconstitué 
Enfin par pitié pour nos palais ..on n’assaisonne pas le foie gras avec du Porto , c’est bien trop ordinaire et sucré ..et on ne met pas non plus de sirop d’érable dedans ..sinon on l’appelle pâté québécois mais pas foie gras 
Un peu de respect pour la gastronomie que diable ! 

Entendons nous bien, en France ou au Québec, un foie gras en conserve ne pourra jamais égalé un foie gras cuit au torchon et conservé au froid et sous vide. Mais, Yolande et Pascal Klein des Canardises font un produit de grande qualité, et ils sont français…

Et concernant les rillettes du Mans de Pot Bouille, le mieux est de laisser la parole aux producteurs…

Nous sommes un couple originaire de Sargé-Lès- Le Mans (5 km du Mans) installés depuis 3 ans ½ au Québec. On peut dire, comme Obélix, que nous sommes tombés dedans quand nous étions petits. Issus d’une génération d’agriculteurs, nos grands-parents, nos parents et nous mêmes avons fait de la rillette, à la ferme en France. 
A notre grande stupeur, lors d’un voyage en Abitibi-Témiscamingue, nous avons découvert, dans une épicerie, des rillettes « dites du Mans » mais qui n’étaient en rien digne de ce nom. Les ingrédients étaient les suivants : porc, gras de poulet, eau, peau de canard, oignons, sel, épices, erythrobate de sodium, nitrite de sodium, ail granulé. 
Pour les néophytes, la rillette de porc est uniquement composée de porc, sel et poivre !! Toute une différence !!
Alors, c’est justement par respect de notre région et par amour de nos chères rillettes du Mans -que nous avons si souvent dégustées- que nous avons décidé de faire des rillettes de qualité. 
Eric s’est donc formé chez les meilleurs charcutiers du Mans. Le savoir-faire ne suffit pas, encore faut-il que le porc soit de premier choix. Nous élevons donc nous même nos cochons destinés à la rillette, à l’ancienne (petit élevage de quelques dizaines de porcs) : ils vivent dans une étable non chauffée, avec un éclairage naturel, sur paille. Aux beaux jours, ils vont dehors. Nous fabriquons la moulée (pois, blé, orge, avoine et minéraux) sans OGM. Il n’y a aucun antibiotique. Au final, le temps d’engraissement est deux fois plus long qu’en conventionnel. Comme la rillette est notre seul produit, toute la viande de l’animal est utilisée, même les parties les plus nobles (jambon, rôti, filet) SAUF les jarrets, les abats et la tête. Sel (très peu, seulement 1 %) et poivre sont les seuls assaisonnements. Il n’y a aucun conservateur ni additif. Le temps de cuisson, dans notre « marmite Sarthoise » est de 17 heures.
Pour terminer, je dois préciser que les rillettes du Mans ne sont ni une Appellation d’Origine Contrôlée ni une Identification Géographique Protégée (qui protège la réputation d’un produit en fonction du territoire géographique où il est fabriqué) ni un label AB, pourtant réclamés par les producteurs Sarthois. Le Conseil d’Etat Français a tranché en juillet 2010 sur le statut des rillettes du Mans « les charcutiers n’ont pas l’exclusivité sur l’appellation sur leurs pots de rillettes ».
Alors oui … laissez-vous séduire par cette gourmandise de cochon et partagez notre passion !!
Anne et Eric Mauboussin.

Les Chefs et la cuisine des Premières Nations

L’émission « Les Chefs » sur Radio-Canada met en avant des produits et producteurs des terroirs québécois. Lors de la dernière émission, diffusé le 1er août 2011, nous avons pu retrouver de nombreux de nos produits mis en avant.
Tout d’abord, le producteur mis en vedette était la ferme « Québec Oies » que nous vendons depuis plusieurs années déjà.
Ensuite, puisque le thème était la cuisine des Premières Nations, les aspirants chefs ont utilisé de nombreuses épices et herbes de la forêt boréale : thé du Labrador, Chicoutai, céleri sauvage ou encore sapin baumier
Et vous, cuisinez vous avec des herbes et épices d’ici ?

Poule Chantecler, recette adaptée et écomarché

Cette fin de semaine avait lieu à la Tohu la fête écopaysanne. Plus tôt, cette année, l’événement a pris une dimension différente puisque les producteurs de fruits et légumes n’avaient pas encore de production à partager…

Grâce à Slow Food Montréal, j’ai pu acheter, directement du producteur, du poulet Chantecler, une race à l’Arche du goût canadien de Slow Food.

Avec l’arrivée de races hybrides performantes, la poule Chantecler a failli disparaître. Jusqu’à récemment, il ne restait plus que 2 000 poules Chantecler dans le monde, la majorité étant au Québec. Les poules Chantecler se développent lentement en comparaison avec les poules hybrides modernes mais ont une chair qui a beaucoup de goût.

Dès dimanche soir, je me suis inspiré d’une recette des Banlieusardises de poulet à la cocotte à l’érable et au poivre des dunes. Avec une cuisson lente pendant 2h30, la poule Chantecler était vraiment délicieuse, un goût très fin, assez proche d’une volaille sauvage de grande qualité, mais avec une viande tendre.

Pour accompagner cette recette, Nathalie Roy m’avait préparé un mesclun délicieux, comme le font si bien les Jardiniers du Chef. Nous nous sommes rencontrés à la Tohu pour interroger les consommateurs sur leur intérêt pour la création d’un écomarché à Montréal. Un écomarché.ca propose une alternative participative pour la mise en marché des produits locaux, dans une perspective de souveraineté alimentaire, sans la contrainte des paniers hebdomadaires. Pas d’engagement et un choix plus vaste de produits…

Et vous, seriez vous intéressés par un écomarché à Montréal ? Laissez moi un commentaire !

Atelier du goût : fromages des laurentides

Terroirs Québec commandite un atelier du goût, organisé par Bobby Grégoire. Suivez notre fil Twitter, nous vous ferons gagner une place d’une valeur de 45$ mardi 25 !

Vous êtes conviés, le temps d’une soirée, à faire la dégustation de près de neuf (9) fromages en provenance de fromageries artisanales des Laurentides. Cet événement vous permettra de découvrir parmi les meilleurs fromages de la région en trois services sous forme de dégustation dirigée.

En plus de la production de ces fromages, nous aborderons les influences du terroir sur le fromage et les différentes variantes gustatives issues des lait utilisés, des modes de production et savoir-faire particuliers.

Qu’est-ce qu’un atelier du goût?

Un atelier du goût vise à faire découvrir, à l’aide de ses cinq sens, plusieurs variétés ou espèces d’un même produit alimentaire, reconnus pour ses qualités organoleptiques. Un tel atelier typique consiste à une présentation de ces variétés d’aliments, leur histoire, modes de production et transformation, suivie d’une dégustation dirigée pour développer un discours comparatif sur les attributs caractéristiques et sensoriels de l’aliment.

AU PROGRAMME :

Cet atelier du goût vise à approfondir nos connaissances sur les fromages qui composent notre quotidien. Nous aborderons un bref historique de la production fromagère au Québec et dans les Laurentides. Le tout inclus un survol des différentes espèces animales laitières, les modes de production et les techniques de transformation en lien avec les fromages présentés.

INFORMATIONS GÉNÉRALES :

* Date : 28 janvier 2011
* Heure d’arrivée : 18h30
* Heure de fin : 21h00
* Langue de présentation : français
* Lieu : Loft Bélangers (3414 avenue du Parc, Bur. 308, Montréal)
* Tarif : 45$ par personne
* Nombre d’auditeurs : groupes de 08 personnes minimum.

POUR RÉSERVATIONS
Les réservations se font par le biais du service Eventbrite

Les réservations sont payables à l’avance.

Yannick Alleno et le terroir parisien

Lors de mon passage à Turin dans le cadre de Terra Madre, j’ai eu la chance de rencontre Yannick Alleno, chef du Meurice entre autre. Il est venu nous présenter son travail pour préserver le terroir parisien.
Le terroir parisien a beaucoup souffert de la concurrence du marché de Rungis, qui offre des produits venus de partout d’Europe à prix très compétitif. La baisse des ventes a entrainé une baisse de la production. Des produits comme la pêche de Montreuil ou l’asperge d’Argenteuil ont des productions de plus en plus faible. Avec l’aide de l’association Terroirs d’Avenir, Yannick Alleno a pu recréer un menu du terroir, composé à 75% de produits du terroir parisien. On estime actuellement à seulement une quarantaine le nombre de produits du terroir parisien, alors qu’on en comptait plus de 200 au cours du siècle dernier.

Yannick Alleno, les terroirs parisiens
envoyé par TerroirsQuebec. – Découvrez les dernières tendances en vidéo.
Au cours des dernières années, j’ai publié plus de 50 vidéos et cela totalise actuellement plus de 20.000 vues. Merci !

Le terroir, toujours cette question…

Je viens de découvrir une page fort intéressante sur le terroir sur le site officiel du conseil des appellations réservées et des termes valorisants. On y apprend par exemple qu’au Québec, un groupe de travail sur les appellations réservées et les produits du terroir a donné cette définition :
« Un produit du terroir est un produit qui provient – ou dont les principales composantes proviennent – d’un territoire délimité et homogène et dont les caractéristiques qui le distinguent de façon significative des produits de même nature reposent sur la spécificité de ce territoire. Ses caractéristiques dépendent à la fois des particularités du milieu, comme la géologie, le climat, le relief, la culture, l’histoire ainsi que du savoir et du savoir-faire, traditionnels ou émergents, et de ses habitants.»
Cette définition est assez proche du travail de Bobby Grégoire sur Coquorum-ars, mais on y introduit aussi le savoir-faire émergent dans cette définition, ce qui correspond bien à la réalité québécoise et la courte histoire culinaire du pays.
La lecture sur le site du CARTV rejoint les écrits que j’ai déjà publié sur le terroir, ou ce billet plus ancien qui est d’ailleurs cité sur le site.
Pour finir, l’article pose la question suivante :
Les sites comme http://www.terroiretsaveurs.com/ ou http://www.terroirsquebec.com/ ou l’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec ont-ils une légitimité en la matière ? Peut-on s’y fier ?
Voici leur réponse, qui me convient !
Ces sites ont leur propre définition du terroir et l’utilisent à leur guise puisque le terme n’est pas protégé. Le consommateur se fie alors à la définition du site et y adhère en achetant ou non leurs produits. Ces sites utilisent ce terme dans son sens très large, comme nous l’avons mentionné précédemment.
Un lien intéressant sur la réflexion entourant la notion de terroir se trouve sur le site Terroirs Québec

Salone del gusto 2010

Le Salone du Gusto avait lieu à Turin, en parallèle de Terra Madre, la conférence mondiale de Slow Food. J’y ai participé en tant qu’administrateur de Slow Food Montréal et je n’ai pas été déçu !
Le salon du goût ce sont plus de 900 producteurs du monde entier, plus de 200 000 visiteurs en 4 jours, des dizaines de conférences et des rencontres très intéressantes.
Au delà du salon alimentaire avec des dégustations, ces découvertes pour les papilles, pour moi, le salon du goût fut une bonne occasion de découvrir ce qui se fait dans le monde au niveau de la mise en valeur des produits, du marketing et du packaging. Pour attirer l’attention, les 900 exposants devaient attirer le visiteur avec soit un produit inusité, soit en utilisant des techniques de marketing moderne.
Grâce à l’événement Terra Madre qui se tient en parallèle, 30% des visiteurs du salon venaient de l’extérieur de l’Italie, un record pour cette 8ème édition.
Ce que j’ai rapporté : du nougat français, de l’huile d’olive italienne, du vinaigre balsamique 12 ans d’âge de Modena, du fromage suisse Alpenzeller, des olives fraiches, et du jambon Pata negra qui m’a été confisqué à la douane canadienne.