Nouveau logo « Biologique Canada » et nouvelle réglementation

canadabio.jpgLe gouvernement du Canada a présenté un nouveau logo « Biologique Canada » accompagné du Règlement sur les produits biologiques (RPB) du Canada, qui entrera en vigueur le 30 juin 2009, et qui fixe des normes de certification des produits par des organismes agréés. Les produits qui répondent aux exigences en matière de production et qui contiennent au moins 95 % d’ingrédients biologiques peuvent être étiquetés « biologiques » et arborer le nouveau logo « Biologique Canada Organic ».

Fait intéressant, le nouveau règlement s’applique tant aux produits canadiens qu’importés. Peu importe son origine, pour recevoir une certification biologique, le produit doit respecter les normes canadiennes. D’ailleurs, il y a quelques jours le Canada a conclu avec les États-Unis un accord permettant aux produits des deux pays de recevoir la certification de produit biologique dans l’un ou l’autre de ces pays.

Fou du cochon, une charcuterie artisanale, biologique et sans nitrite

Fou du cochon est une entreprise régionale, des artisans charcutiers du Kamouraska. Il s’agit d’une vraie jeune entreprise de fabrication artisanale de saucissons secs biologiques et sans nitrite. Ils sont situés à La Pocatière. L’usine de fabrication est complètement neuve et profite d’un environnement et de services exceptionnels de la part du Centre de Développement Bioalimentaire du Québec. La fabrication des saucissons secs biologiques et sans nitrite requiert du porc biologique et des procédés secrets pour leur préparation. Les artisans charcutiers Samuel Gaudet et Nathalie Joannette savent cependant que le succès des saucissons Grelots, Bâtons résident en tout premier lieu dans son goût en bouche.

J’ai découvert leurs produits et je vous invite vous aussi à les goûter, ils sont vraiment très bons !

Le bio reste bien secondaire au Canada…

Selon le portail la Terre, moins de 1% des dépenses totales des Canadiens en épicerie sont consacrées aux produits biologiques. Avec quelques 3555 fermes au Canada qui produisent des aliments bio (2230 en 2001, soit une augmentation de 60%), ce sont 1,5% des exploitations agricoles qui privilégient cette façon plus saine de produire. Près de 70% de ces producteurs bio cultivent des grandes cultures et du foin, et plus de 50% du blé, blé dur et orge sont écoulés aux USA et 31% en Europe ! Bien que très populaire actuellement, le bio n’est encore que marginal…

Ruraliment première cuisine de transformation biologique au Québec

Ruraliment, de Saint-Sauveur, maison mère de la bannière Stew Stop, devient la première cuisine de transformation alimentaire accréditée biologique au Québec, de type « Slow Food » surgelé etprêt-à-manger.

Les dirigeants de l’entreprise, Georges Ranger, anciennement du Restaurant Rangers de Saint-Sauveur, et Gérard Lecourtois se disent enchantés de cette nouvelle qui propulse Ruraliment comme un des chefs de file de la transformation alimentaire biologique.

A partir de son usine de Saint-Sauveur, mise en place au printemps 2007, avec sa cuisine de production performante en pleine expansion et un personnel d’expérience de sept (7) employés à temps plein, l’entreprise regroupe, transforme et met en valeur les produits naturels et biologiques du terroir local québécois afin de promouvoir la protection, la biodiversité et la qualité des produits locaux et d’offrir à tous ses clients une cuisine naturelle et savoureuse.

Le bio est plus nourrissant !

Selon un article de La Presse, il semble être prouvé que du lait biologique peut contenir plus de vitamine E et jusqu’à 80% de plus d’antioxydants que le lait traditionnel. Les résultats sont tout aussi éclatants pour certains légumes. Les tomates, choux, pommes de terre et laitues en version bio ont tous obtenu de meilleurs résultats que leurs équivalents poussés avec l’aide d’engrais. Des chercheurs britanniques viennent de dévoiler les premiers résultats d’un projet comparatif de cinq ans.
Selon moi, les produits bio sont intéressants car ils contiennent moins de pesticide et qu’ils ont sans aucune mesure bien meilleur goût, mais si en plus leur valeur nutritionnel surpasse largement les produits issus de l’agriculture industriel…
Le professeur Leifert, ardent défenseur de l’agriculture sans pesticide depuis toujours, estime que consommer biologique est équivalent à manger une portion de fruits et légumes de plus, quotidiennement.

Même pour le producteur le bio coûte cher !

Après une discussion avec des producteurs de légumes bio, je m’aperçois que produire des légumes bio est tout sauf une solution de facilité, alors que d’autres font de l’argent.
Les contraintes de production, de localisation de la terre, d’arrosage, sont énormes, et probablement là pour le bien des consommateurs. Mais pour se faire certifier (via Québec Vrai par exemple) on commence déjà par payer des frais. Cela me semblerait logique que ces frais soient pris en charge ou permettent des crédits d’impôt du gouvernement. Les producteurs non bio devraient financer ces frais d’ailleurs.
Ensuite, il faut vendre sa production. Les supermarchés achètent soit de façon centralisé (il faut fournir pour tout le Québec), soit à très bas prix (1$ le chou-fleur bio, prix d’achat en ce moment).
L’autre solution est l’agriculture soutenue par la communauté (ASC), une formule défendue très largement à travers la presse par l’organisme Equiterre. Mais saviez-vous que pour acheter un panier bio ASC référencé par Equiterre, il vous en coûtera 15$ d’adhésion Equiterre par année ? Et le producteur devra versé jusqu’à 350$ par année également à Equiterre. Tout un business pour Equiterre cette ASC !
De plus en plus, le bio semble être un marché prometteur pour certains mais ce n’est pas encore très rentable pour les très petits producteurs ou les acheteurs qui doivent encore payer cher…

Ethanol et bio-carburant

De plus en plus, des voix s’élèvent pour dénoncer la fausse bonne idée que semble être l’augmentation de la production de l’éthanol…
Le magazine New Scientist a publié un compte-rendu de la réunion de la société écologique américaine (Ecological Society of America) qui s’est penchée sur les risques que l’éthanol-maïs posent pour les écosystèmes, les oiseaux et la qualité des sols à cause de l’expansion des surfaces cultivées avec du maïs (50 % étant du maïs OGM) sans nécessairement contribuer d’une manière significative à la lutte aux changements climatiques.
Dans le Financial Times, le Directeur-Général de la FAO (organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation) Jacques Diouf, met en garde le monde sur l’utilisation de plantes alimentaires pour produire de l’éthanol qui risque d’aggraver la pauvreté et menacer l’environnement. Les propos de Jacques Diouf s’appliquent particulièrement en Amérique du nord car l’éthanol provient majoritairement du maïs.

La tomate bio davantage antioxydante ?

Selon PasseportSanté, les tomates issues de l’agriculture biologique seraient plus riches en flavonoïdes antioxydants que celles cultivées de manière conventionnelle. Les résultats d’une étude californienne tendraient à démontrer que les tomates issues de l’agriculture biologique contiendraient près de 80 % plus de quercétine que celles cultivées de manière conventionnelle. Et cette proportion atteindrait 97 % pour le kaempférol. Ces deux substances sont des flavonoïdes – des antioxydants qui semblent si bon pour la santé…

Logo biologique fédéral

Est ce qu’il faut la visite d’un ministre pour annoncer le nouveau logo pour que la presse en parle ? De nombreux articles ont été publiés ces derniers jours et ceci pour annoncer que le ministre avait dévoilé le nouveau logo « Biologique Canada ». Cependant, l’article sur Terroirs Québec date du 28 février 2007.

Bio et local uniquement en Grande Bretagne

Selon le Guardian, l’organisation responsable de la certification biologique réfléchit à retirer la certification aux produits arrivant en Grande Bretagne par avion. Dans un article précédent, j’évoquais la question s’il valait mieux acheter local ou acheter biologique d’une provenance lointaine. La Soil Association de Grande Bretagne envisage donc de prendre les grands moyens. L’attrait pour le bio est très fort en Grande Bretagne, mais près du tiers des produits sont importés, ce qui entraine un accroissement des vols d’avion. Cependant, la filière bio est souvent aussi équitable et fait donc vivre de nombreux producteurs dans les pays du tiers monde.