Vin biologique

Pascal Patron vient de publier chez Quebecor le Guide des Vins bio. Si au Québec, en moyenne un québecois boit 20 bouteilles de vin par année, la consommation est plus sélective et le consommateur recherche souvent la qualité. Mais existe-t-il des vins bio et comment les reconnaitre ? Selon l’auteur, il n’existe pas à proprement parler de vin bio, la biologie concerne uniquement la production du raisin et non sa transformation. C’est le raisin qui est bio. Ce livre nous présente donc des producteurs bio et leurs vins, divisés par régions et il semble que tous les vins sont disponibles au Québec : 63 producteurs et leurs 110 vins.

Pénurie de lait biologique au Québec ?

Selon le Nouvelliste, Jonathan Portelance, de la fromagerie Jonathan, a blâmé la rigidité des quotas laitiers au Québec pour expliquer sa difficulté de s’approvisionner en lait bio. Il va même jusqu’à menacer de développer son concept aux Etats-Unis si la pénurie ne se résorbe pas. Le président de la Fédération des producteurs de lait de la Mauricie confirme que la demande dépasse encore l’offre même si de 11 producteurs laitiers certifiés biologiques en 1999, nous sommes rendus à 77 aujourd’hui. La production de lait bio est passée de 1,5 million de litres à 24 millions actuellement.

Du lait biologique

La demande pour les produits biologique augmente mois après mois, et l’intérêt soudain des grandes chaînes alimentaires confirme que c’est un marché prometteur. Certes, je ne me mouille pas trop avec ces informations… Sur l’île du Prince Edouard, une dizaine de fermiers ont décidé de convertir leur ferme à la production de lait biologique mais il faudra attendre jusqu’en septembre 2008 pour boire leur lait bio . Pour obtenir cette mention biologique, les champs doivent être cultivés pendant trois ans sans aucun engrais ni pesticide et il faut nourrir les bêtes avec des aliments biologiques pendant un an.

Walmart dans le bio au Canada

Comme je l’évoquais dans un article précédent, le lait bio était déjà présent chez Walmart. Voilà maintenant qu’on apprend que Walmart aurait lancé un appel aux fournisseurs canadiens, et en particulier aux producteurs d’aliments frais et d’équipements écologiques. Walmart compte profiter de son pouvoir d’achat pour faire baisser les prix mais surtout souhaite profiter de ce marché des aliments biologiques qui représente environ un milliard de dollars par année.

Lait bio chez Walmart

Le bio est-il condamné à rester un produit marginal ou doit il devenir un produit de masse pour être plus accessible ? L’introduction des produits bio chez Walmart devient un vrai enjeu aux Etats-Unis.

L’Institut Cornucopia accuse le géant Wal-Mart de dénaturer l’appellation biologique en l’apposant sur du lait issu de fermes industrielles dont les vaches n’ont pas accès au pâturage.

Son fournisseur, Dean Foods occupe le deuxième rang mondial pour la transformation de produits laitiers (sous la marque Horizon Organic). Wal-Mart a également introduit sa propre marque privée de lait biologique produite par Aurora Organic Dairy. Or, Aurora et Horizon ont subi une foule de critiques parce qu’elles exploitent des fermes laitières industrielles comptant jusqu’à 10 000 vaches qui n’ont pas (ou trop peu) accès au pâturage. Les consommateurs s’attendent selon Cornucopia à des produits de qualité lorsqu’ils payent un peu plus cher pour des produits biologiques. Cependant, il faut savoir qu’environ 20 % du lait qualifié de biologique provient de fermes industrielles aux Etats-Unis.

Selon un article original de La Terre

Garderies Bio avec Equiterre

Créé depuis Novembre 2002, « Garderie bio » a pour but de faciliter l’approvisionnement de centres de la petite enfance en aliments biologiques et locaux ainsi qu’à sensibiliser les enfants, parents et intervenants de la petite enfance au sujet des liens existant entre l’agriculture biologique locale, la santé des enfants et la protection de l’environnement. Cette année ce sont 44 garderies au total, dans 9 régions au Québec, qui ont été jumelées avec une ferme biologique locale en 2006. Cette initiative est plus qu’intéressante, puisque cela permet à mon avis d’apprendre très tôt aux enfants l’importance de bien se nourrir et de choisir des produits de qualité.

Le label bio canadien pas forcèment au goût du Québec

Puisque la certification bio est déjà réglementée par le gouvernement provincial, la filière bio redoute le coût d’une double certification ou encore d’une certification à deux paliers. Les organismes de certification obtiendront l’agrément fédéral sur recommandation d’un organisme d’accréditation reconnue, tel le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec par exemple

En 2003, selon Statistique Canada, le Québec comptait 31 % des 232 entreprises canadiennes qui transforment la biomasse agricole, forestière, marine ou alimentaire en divers nouveaux produits non alimentaires comme l’éthanol, des fibres végétales ou des bouteilles.

Réglementation biologique canadienne

Décidèment, cette réglementation avance plutôt vite et semble bien accueilli par le secteur agricole. L’Organic Trade Association (OTA) (organisation du commerce biologique) a salué d’un oeil favorable la prépublication de la réglementation biologique du Canada (disponible ici). Cette prépublication marque le commencement de la période de 75 jours pendant laquelle les intervenants internationaux et locaux peuvent apporter leurs commentaires. Le gouvernement examinera ces commentaires et apportera les révisions nécessaires avant la publication finale et l’entrée en vigueur.

Bien que le Canada dispose d’une norme biologique depuis 1999, elle n’a jamais eu force de loi. L’agrément des producteurs et ouvriers agricoles biologiques est volontaire, sauf au Québec, qui impose l’accréditation des normes biologiques du Québec par les organismes d’accréditation agréés par le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ).

On apprend dans cette prépublication que trois options sont envisageables. Si l’on maintient le statu quo (pas de réglementation) il en résulterait une perte cumulative de 490,2 millions de dollars (en dollars de 2005) pour l’économie canadienne. La réglementation obligatoire avec prestation de services par un tiers (option 2) et la prestation intégrale par le Gouvernement (option 3) permettraient toutes les deux des avantages cumulés pour l’économie canadienne de 1 257,6 millions de dollars et de 1 244 millions de dollars (en dollars de 2005) respectivement.

Les pommes bio au Québec ?

Alors que la récolte des pommes bat son plein, La Presse s’interroge dans son édition du 2 septembre sur la présence de cultivateurs de pommes bio au Québec. Seulement une dizaine de producteurs sur les 650 membres de la Fédération des producteurs de pommes du Québec produisent des pommes biologiques. Cependant, on note tout de même que de nombreux pomiculteurs québécois deviendraient plus écologiques : moins de pesticides et plus de techniques naturelles de culture. Le principal frein selon la fédération serait le consommateur : nous ne sommes pas prêts à avoir des pommes bio mais préférons des pommes bien rouges et non piquées. D’autre part, le risque de perdre toute une récolte de pommes bio est plus élevé pour le producteur : un champignon guette et se propage avec la pluie et l’humidité ! Emmanuel Maniadakis a tout de même tenté le défi, il consacre près de trois hectares, soit la moitié de son verger, à la culture biologique. Aucune homologation n’existe toutefois pour la pomme écologique…

Vers une légalisation des appelations bio au Canada ?

Pour éviter de se voir refuser le marché de l’Union Européenne, le Canada prévoit de réglementer le secteur de l’alimentation biologique. Aujourd’hui seul le Québec et la Colombie Britannique ont réglémenté les aliments biologiques. La future réglementation instaurera des règles à travers le pays, permettant ainsi aux producteurs d’utiliser la mention « Canada biologique » sur leurs produits.