La fin des confitures canadiennes ?

À compter du 1er janvier, seuls les aliments contenant au moins 98% d’ingrédients canadiens pourront porter la mention «Produit du Canada». Tous les autres produits devront cesser d’afficher cette expression. Cette nouvelle règle, annoncée à la mi-juillet par le gouvernement fédéral, est beaucoup plus sévère que la réglementation actuelle.

Cette nouvelle réglementation va beaucoup plus loin que la mention Aliments Québec. Les réglements sont en fait les suivants : peut être considéré comme un aliment du Québec tout produit entièrement québécois ou dont tous les ingrédients principaux proviennent du Québec et pour lequel toutes les activités de transformation et d’emballage sont réalisées au Québec. On parle ici des ingrédients principaux, ce qui semble assez logique.

En Janvier 2009, la confiture de bleuets du Lac-Saint-Jean et les biscuits Leclerc ne seront plus des produits du Canada, essentiellement parce qu’ils contiennent plus de 2% de sucre, ou de chocolat, des éléments qu’on ne produit pas au Canada.

Certes, les transformateurs ou producteurs pourront utiliser la mention « Transformé au Canada avec des produits canadiens et des produits importés » mais avouons que c’est beaucoup moins vendeur…

Des pratiques d’un autre temps

Voilà que j’apprends que La Baie veut profiter de la vague des produits des terroirs de chez nous. Ils sont à la recherche de producteurs qui voudraient bien vendre leurs douceurs dans les magasins de la Baie pour le temps des fêtes. Il va s’en dire que c’est une opération de communication de la Baie qui va probablement mettre en avant son amour du Québec et des petits producteurs (comme Walmart le fait déjà)…

Seulement, la Baie semble vouloir jouer sur tous les tableaux : celui de la fibre nationale et de la vague des produits d’ici au niveau communication et celui du business. S’il est normal que l’entreprise souhaite toucher environ 25% sur les ventes de nos petits producteurs, elle veut en plus ne prendre aucun risque en ayant les produits en consignation (à charge au producteur de reprendre son stock invendu) et facturerait 500$ par magasin ou le produit serait vendu (voir même 1000$ pour les magasins les plus visibles).

Comment Maple Leaf gère la crise sur le Web ?

MAL.

La réponse me semble simple et courte… L’information sur le rappel des produits Maple Leaf devrait être mieux expliqué sur le site de la compagnie. Or à part une fenêtre d’alerte et la section Actualités le site reste vide. Une vrai préparation en gestion de crise aurait probablement permis de préparer un site spécial, informatif, pourquoi pas un blog ?

On peut saluer l’utilisation de Youtube pour passer le message de la direction. Mais ce média aurait pu être encore mieux utilisé avec des vidéos informatives sur comment reconnaître les produits retirés, rassurer le consommateur avec des images de l’usine, des actualités vidéos plus fréquentes de la direction…

La liste des produits retirés est sur le site, sous forme d’un PDF difficile à lire. Son contenu n’est même pas encore indexé sous Google, et donc ne permet pas d’arriver sur le site officiel de Maple Leaf si on cherche le nom d’un produit retiré… Un blog en anglais sur la sécurité alimentaire se demande pourquoi Maple Leaf n’est pas capable de mettre une photo des produits retirés voir même simplement l’élément qui permet de reconnaître l’usine de production. Ce même blog a même retrouvé et pris en photo des produits encore en vente dans une boutique d’alimentation. La FDA aux USA utilise maintenant également des photos lors de rappel de produits (le MAPAQ au Québec n’en est pas encore là non plus).

Nouvelles lignes directrices concernant les allégations « Produit du Canada »

Gerry Ritz, ministre fédéral de l’Agriculture, a annoncé le 15 juillet dernier de nouvelles lignes directrices sur la mention « Produit du Canada » qui entreront en vigueur le 31 décembre 2008 et s’appliqueront à tous les aliments produits après cette date.
Les nouvelles lignes directrices du gouvernement exigeront que le contenu de même que les activités nécessaires à la transformation d’un produit soient canadiens pour que celui ci puisse porter l’allégation « Produit du Canada ». En ce qui concerne les aliments transformés au Canada, mais contenant des ingrédients importés, des étiquettes descriptives sur lesquelles figurent l’allégation « Fabriqué au Canada » seront disponibles, par exemple « Fabriqué au Canada à partir d’ingrédients importés ».
Les agriculteurs et les transformateurs pourront décider d’utiliser ou non les allégations « Produit du Canada ». En outre, s’ils choisissent de le faire, leur produit devra être conforme aux nouvelles lignes directrices du gouvernement.

Visez Santé, un label qualité ?

Le programme « Visez santé » est de plus en plus visible dans les publicités à la télévision et le logo du produit apparait aussi sur de nombreux produits. Mais savez-vous vraiment de quoi il s’agit ?

Visez santé est le programme d’information, sans but lucratif, de la Fondation des maladies du cœur. Le symbole de ce programme qui apparait sur les emballages d’aliments et les menus de restaurants signifie simplement que l’entreprise a soumis cet aliment afin de le faire évaluer par les diététistes de la Fondation des maladies du cœur et qu’il respecte des critères nutritionnels établis à partir des recommandations de saine alimentation du Guide alimentaire canadien.

Il s’agit donc pas d’évaluer si le produit est bon ou pas (pas de notion de provenance, de production bio ou non, de présence d’OGM…) mais plutôt de savoir s’il répond aux normes définies (en gras total, en gras saturés, en fibres, en sodium, en calcium, en vitamines et en minéraux, selon la catégorie à laquelle l’aliment appartient). Typiquement les gras trans qui devraient êtres bannis de notre alimentation sont tolérés par le programme à condition de ne pas dépasser 5 % du gras total.

On ne peut être contre la vertu, les grands principes me paraissent tout à fait intéressants. Néanmoins, il est évident que les entreprises agroalimentaires qui utilisent ce logo veulent donner bonne conscience aux acheteurs et nombreux sont ceux qui ne lisent pas les étiquettes des produits plus en détail. Il est dommage que ce programme n’aille pas plus loin en finançant de la recherche, des programmes d’information ou de prévention… Le but du programme est uniquement de s’autofinancer mais que penser quand cela coûte annuellement au maximum 3 625 $ par produit pour utiliser le logo « Visez santé » à de grosses multinationales…

Bonne année 2008

Plein de projets et d’idées pour l’année 2008. La fin de l’année 2007 a été un peu chargée et le site n’a pas beaucoup évolué. Mais dans les prochaines semaines, je m’attaque à quelques nouveautés : nouveaux produits pour commencer et podcasts . Bonne année alors et que 2008 soit encore plus tourné vers les produits des terroirs du Québec !

Stock et livraison de noël

Les stocks sont encore très limités et je ne pense pas recevoir de nouvelles livraisons avant la fin de l’année… Mon producteur de foie gras n’a pas réussi à fournir et je suis donc à un stock nul depuis presque un mois… A moins d’un miracle… Je viens de refaire les agencements des cadeaux pour qu’ils soient tous disponibles avec des articles un peu différents, mais pour toujours la même valeur. Avec plus de 80 références différentes avant les fêtes de fin d’année, il n’y a plus que 66 articles tenus en stock de façon permanente. Pourquoi ce changement ? Depuis l’ouverture de la boutique fin 2005, les fournisseurs ont évolué, j’ai testé de nouveaux produits, arrêté d’autres… A part quelques articles, les 66 articles actuels sont mes produits phares que je vais garder. J’ai déjà fait entré de nouvelles références que je n’ai pas eu le temps de mettre dans la boutique et j’ai des rencontres avec de nouveaux fournisseurs au programme en janvier… J’ai bien hâte !

Résumé de recherche sur les produits du terroir et les jeunes

Une lectrice de notre blog vient de nous transmettre un petit texte trés intéressant…

Une nouvelle jeunesse pour les produits du terroir ?

Les produits du terroir, encore les stars des tendances alimentaires il y a 5 ans, semblent être victimes pour certains, de la vague bien-être qui déferle sur le monde de l’alimentation. Vient s’ajouter à cette vague, le besoin pour des plats rapides à préparer qui ne favorise pas forcément leur consommation. Produits gras pour certains, très longs à préparer pour d’autres, les produits du terroir ont fort à faire pour défendre leurs positions. Dans ce contexte, quelles solutions pour augmenter leurs ventes ?

Une étude récente s’est intéressée aux moyens qui pourraient être mis en œuvre pour inciter les jeunes, peu consommateurs de produits du terroir, à en consommer davantage. D’après cette étude, plusieurs pistes semblent intéressantes à envisager pour les producteurs.

La première consiste à faire tenir un rôle aux produits du terroir dans l’éducation des jeunes à la cuisine. En effet, les savoir-faire culinaires sont de moins en moins transmis au sein des foyers familiaux. Les produits du terroir ont donc une place à prendre pour éduquer les jeunes aux alliances culinaires et aux bienfaits de chaque produit afin de composer une alimentation équilibrée et goûtue. Pour cela, les produits du terroir peuvent s’appuyer sur leur légitimité à transmettre des recettes de par leur image de « tradition » et peuvent profiter du capital sympathie que leur accordent les jeunes pour aller à leur rencontre, sur les campus par exemple.

Ensuite, une seconde piste recommande de présenter les produits du terroir comme des produits d’aide à la cuisine. Il s’agirait par exemple de proposer des produits cuisinés contrecarrant les a priori sur le goût des plats préparés grâce à l’image des produits du terroir en tant que produits qui ont du goût. Dans la même idée, certains produits du terroir pourraient se positionner comme des portions d’aliments « composites » pour agrémenter les plats (exemples : les pignons de pin ou les fritons de canard pour une salade). De même, flatter l’ego du jeune (qui croit savoir bien cuisiner d’après cette étude) en rendant simples et rapides des recettes difficiles, sous forme de kit à cuisiner par exemple, semble être une piste à réfléchir également.

Puis, un troisième axe ressort de cette étude : celui d’inscrire les produits du terroir dans la tendance actuelle au bien-être. Les produits du terroir pourraient alors jouer sur les arguments « sans additifs, ni OGM », les fruits et légumes étant très en vue pour cette piste. Cela va de paire avec une communication axée sur l’alliage du plaisir gustatif et de la santé grâce aux produits du terroir plébiscités pour leur goût. Attention cependant à communiquer sans tromperie ni exagération sur les bénéfices santé des produits, ce qui pourrait attiser la méfiance.

Ensuite, une quatrième recommandation consiste à adapter les modes de distribution des produits du terroir. Beaucoup de jeunes mangent hors de leur domicile. S’ils ne viennent pas d’eux même aux produits du terroir, il est possible de venir à eux là où ils se restaurent. La restauration rapide peut ainsi notamment être une piste de distribution intéressante.

Enfin, le dernier enseignement important de cette étude conseille de développer une marque multi-produits du terroir qui favoriserait la navigation dans l’éventail des produits du terroir existants et permettrait de répondre au besoin d’éducation, de partager les coûts entre producteurs et d’offrir un service supplémentaire à l’étudiant en l’aidant à mieux savoir s’alimenter.

Des pistes qui peuvent sans aucun doute intéresser nos producteurs de produits du terroir…

Etude complète disponible gratuitement auprès d’Audrey HANS, étudiante à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse (Mastère Marketing).

Catalogue de produits

La première version de notre catalogue Hiver 2007 PDF vient de sortir… Les produits changent très vite, et le site internet reste la référence pour les prix et les disponibilités. Néanmoins, vous pouvez imprimer les sections du catalogue qui vous intéressent pour vos commandes groupées par exemple.

Nouveaux produits – Annonces avant Noël !

La fin de l’année et les fêtes de Noël approchent pour Terroirs Québec. Je suis donc en train de préparer quelques nouveautés pour cette période. D’ici quelques jours, de nouvelles références vont faire leur entrée sur le site. Dans un premier temps, il s’agit d’augmenter le nombre de références de mes fournisseurs (produits de l’érable, champignons séchées, et confiture) : épices BBQ à l’érable, sauce BBQ à l’érable, prune à l’érable, russules orangées, mélanges de bolets, chanterelles à flocons, chanterelles. Le graphiste retouche les photos, et je prépare les pré-commandes sur la lettre d’informations. Abonnez vous pour commander ces produits dans les prochains jours…