Défi manger local : par où commencer?

La première chose qui m’est venue en tête avant même de commencer le défi est : « Où vais-je bien pouvoir trouver tous les aliments du Québec dont j’ai besoin? ». J’ai la chance d’habiter à proximité de Montréal et donc d’avoir une énorme sélection de marchés d’alimentation. J’ai choisi de d’abord faire un tour au Marché Jean-Talon dans le but de faire le plein de fruits et légumes. Au marché Jean-Talon, le choix de produits et de kiosques est plutôt impressionnant. Néanmoins, il n’avait pas une immense variété de produits québécois, l’été débutant à peine. Le gros avantage du marché Jean-Talon est que la majorité des marchants indiquent sur des affichettes les produits qui proviennent du Québec. Cela a nettement simplifié et accéléré mes courses.

Au marché Jean-Talon j’ai acheté des carottes, de l’ail biologique, des oignons, des asperges, des pommes, des tomates et des pommes de terre. Malheureusement, les fruits n’étaient pas tout à fait en saison encore. Les pommes étaient donc ma seule option pour le moment.

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Je me suis ensuite dirigée au supermarché. L’épicerie que j’y ai faite a dû être la plus longue de ma vie. J’ai déambulé dans les rangées en m’arrêtant à chaque quelques pas afin de lire des étiquettes. Il s’avère que trouver des produits québécois à l’épicerie demande beaucoup de travail. Certains produits québécois, comme la viande, sont toutefois bien indiqués.

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Les produits laitiers ont également été faciles à trouver, puisque le Québec est maître en production laitière. Les fromages québécois abondent, les oeufs et le lait sont respectivement récoltés et transformés sur notre territoire.

À l’épicerie j’ai acheté du yogourt, du fromage, du pain St-Méthode (fabriqué au Québec avec seulement des grains venant du Québec), un filet de Doré, des cubes de veau, des saucisses faites au Québec, de la mâche, des oeufs, du jus de pommes, du tofu fabriqué au Québec.

J’ai aussi utilisé quelques ingrédients et aliments québécois que j’avais déjà à la maison, comme des légumes supplémentaires, de la farine, des épices et herbes fraîches, du poulet et de la confiture.

Au final, mon épicerie de produits québécois ne m’a pas coûté beaucoup plus cher qu’une épicerie régulière. Lorsque je cuisine uniquement pour moi, une épicerie hebdomadaire me coûte entre 40 et 50$. Cette épicerie m’a coûté dans les environs de 50$ en excluant les produits de base tel que le sucre et la farine. Avec quelques aliments de moins pour mon argent, j’ai gaspillé beaucoup moins qu’à l’habitude. Je me suis même amusée à trouver des recettes pour réutiliser les mêmes produits de plusieurs façons.

Lisez mes premières impressions de ma première semaine et mes idées recettes dans le prochain article!

2 Comments Posted

  1. Si je résume ce que je comprends de ce début d’expérience, manger local demande du temps et de la patience au départ pour l’adaptation du choix des produits dans son centre d’achat. Cela ne change pas beaucoup notre budget si on planifie bien les choses et que l’on est prête à consommer avec moins de produit en fonction de la saison et plus sainement.

  2. Exactement! Il faut prendre le temps de changer quelque peu ses habitudes en épicerie, mais également ses habitudes de cuisine. Cela permet toutefois de découvrir de nouvelles recettes et de nouveaux produits. Si une consommation 100% locale semble un grand saut, on peut toujours commencer en augmentant progressivement nos achats de produits locaux. L’été est d’ailleurs une excellente saison pour encourager les fermes locales. L’hiver il peut être plus difficile de trouver des produits locaux, mais de plus en plus de solutions sont offertes, comme des fruits et légumes cultivés dans des serres à longueur d’année.

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